Archives Mensuelles: mai 2012

On plante des arbres! Lafontaine s’enrichit!

C’est le 28 avril dernier que plusieurs personnes ont planté des arbres sur les berges du ruisseau de Lafontaine, le long de la 15e concession. On retrouve en avant: André Desroches, Tom et Irene Albert, Jayden Morley, Raymond DeVillers, Linda et Pete DeVillers, Gilles Brunelle; en arrière: Adrien French, Amanda Lagacé, André Beausoleil, organisateur de l’activité, Steve Brunelle, Jos DeVillers, Mike Skerritt, Daniel Marchildon, Yvon Brunelle, Marcel Maurice, Gord DeVillers et Ted DeVillers. Absent de la photo: Denis Brunelle.

Par: Daniel Marchildon

Le samedi 28 avril dernier, l’environnement de Lafontaine a gagné le gros lot.  Pas en argent, mais en quelque chose de bien plus précieux : de l’habitat restauré.

Une vingtaine de bénévoles, sous l’égide de l’Association de restauration d’habitat de Lafontaine (ARHL), a planté 850 arbres (chênes, érables, peupliers, cèdres, canneberges, épinettes, mélèzes et frênes) le long du ruisseau qui traverse l’extrémité sud du terrain du Villageois et en bordure du chemin de la 15e concession.

Ce projet de plantation d’arbres pour protéger et améliorer la qualité de l’eau du ruisseau en est à sa deuxième édition. Il profite de l’aide financière du ministère ontarien des Richesses naturelles (MRN) à travers son Programme de participation communautaire à la gestion des pêches et de la faune.  Une subvention de 1 300 $ a servi à l’achat des arbres provenant de la pépinière Somerville Nurseries, près de Everett dans le sud du comté de Simcoe.

En plus des bénévoles, cette initiative pour restaurer l’habitat du ruisseau a fait appel à de nombreux partenaires qui y ont contribué généreusement, soit Le Villageois de Lafontaine (qui est le propriétaire du terrain et a autorisé l’ARHL à y planter des arbres), et d’autres qui ont fourni du matériel et du soutien : Éco-Huronie, l’Association environnementale du bas Severn, le North Simcoe Stewardship (affilié au MRN) et le magasin Foodland de Penetanguishene qui a donné de la nourriture pour les planteurs.
Pour le coordonnateur du projet, «l’homme qui plantait les arbres» de Lafontaine, André Beausoleil : «Les résultats sont exactement ce que j’avais souhaité.  Les gens veulent bien appuyer cette cause.  C’est une activité culturelle en même temps. Tout le monde a des souvenirs de la crique, d’être tombé dedans, d’avoir pêché de la truite.»

Les origines de l’ARHL remontent à 2001, et à la fondation du Club de faune et de flore de Lafontaine par Victor Brunelle.  Au cours de la dernière année, ce club, qui a réalisé des projets dans la région pour aider à la faune, est devenu l’Association de restauration de l’habitat de Lafontaine pour mieux refléter sa vocation. Une trentaine de personnes participent à l’ARHL.

Pourquoi planter des arbres au bord du ruisseau ?

«Avec la crique, explique André Beausoleil, ce qu’on cherche à faire c’est de rétablir une bande riveraine, une zone tampon contre l’agriculture.  Les plantes peuvent empêcher les engrais et les pesticides d’aboutir dans l’eau.  En plantant des arbres, on améliore la qualité de l’eau.  Aussi on prévient l’érosion, car les racines des plantes retiennent la terre.  En même temps, on favorise la biodiversité.  En plus, on crée un corridor pour la faune, un endroit où les amphibies, comme les tortues, les grenouilles, les serpents, ou encore les plus gros animaux, comme les dindes sauvages, les chevreuils, peuvent circuler et où les oiseaux peuvent faire leurs nids.»

Qu’a-t-il de spécial le ruisseau de Lafontaine?  «La crique, précise André Beausoleil, est identifiée comme une source d’eau froide qui est importante pour les poissons, la truite et le saumon, qui ont besoin de gravois pour leurs œufs.  S’il y a trop d’érosion, ça  fait disparaître le gravois et les œufs sont étouffés.  (…) Les arbres servent aussi à créer de l’ombre, ce qui garde la température de l’eau plus basse.  Les truites sont très sensibles à la température et à la qualité de l’eau. C’est pour ça qu’on concentre sur la crique, parce que ça aide toute la nature. »

Le projet sert également d’outil pour éduquer les gens sur la plus grande richesse de Lafontaine : son environnement.  À long terme, André Beausoleil espère de voir des sentiers serpenter à travers les arbres le long du ruisseau. Les gens pourraient y marcher et, si on y mettait des bancs, se repo-ser et contempler la nature.

Si tout va bien, cette deuxième année de plantation ne sera pas la dernière. L’ARHL prépare déjà une autre demande d’aide financière afin de poursuivre le travail l’année prochaine.  Elle aimerait pouvoir planter des arbres plus au nord et au sud du ruisseau sur d’autres terrains en plus de celui du Villageois.

Le MNR a identifié le ruisseau et le bassin versant de Lafontaine comme une source importante pour l’habitat et l’écologie de la région.  Les béné-voles répondent bien à l’appel de venir planter des arbres.  Cependant, André Beausoleil constate que : « Le plus gros défi c’est d’obtenir la collaboration des propriétaires, surtout des fermiers. »  Ainsi l’association compte approcher des propriétaires des terres le long du ruisseau pour obtenir leur permission de planter des arbres, ou encore des buissons qui prennent moins de place et ne bloquent pas la vue.

Espérons donc que cette initiative de plantation d’arbres se poursuivra et s’étendra. Ainsi, la région de Lafontaine continuera à s’enrichir, et nous gagnerons tous le gros lot.

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À Lafontaine… Les jeux sont à l’honneur!

Les membres du Club de l’âge d’or de Lafontaine et leurs invités étaient au Villageois le 3 mai dernier afin de participer à une journée de jeux. C’est lors des «courses de chevaux» que l’esprit compétitif régnait pour Roger Marchand, Alvin Gravelle, Benoît Laurin, Marie-Thérèse Bertrand, Méranda Marchildon et Thérèse Marchildon. La journée était organisée en partenariat avec l’Office des affaires francophones.

À Penetanguishene… Michel Bérubé en spectacle!

C’est lors du spectacle de Michel Bérubé qui avait lieu le 4 mai dernier au Havre de la découverte que l’on retrouvait sur scène de gauche à droite: Davide Direnzo aux percussions, Mark Lalama au clavier, Michel Bérubé, la vedette de la soirée, Richard Moore à la basse et Jamie Oakes à la guitare.  Tout pour passer une soirée très agréable et retourner chez soi heureux.

Le Goût de vivre fête ses 40 ans!

Afin de souligner le 40e anniversaire du journal communautaire «Le Goût de vivre», l’équipe a cru bon de partager son historique. De plus, le journal publiera des articles qui ont paru pendant ces nombreuses années et qui ont façonné la communauté. Ces articles vous rappelleront sans doute, plein de souvenirs. Nous espérons que vous allez profiter des publications historiques. Soyez aux aguets car il y aura également des concours tout au long de l’année dont un sur cette page.

Le 6 juin 1973
Classes françaises à Orillia
Lors de la réunion régulière de la Commission des Écoles Séparées du comté de Simcoe tenue à Barrie le 6 juin, une résolution a été acceptée créant deux classes françaises à Orillia dès septembre 1973. Ces classes seront situées à l’École St. Bernard, dans le Sud-Est de la ville. La résolution a été votée et le résultat indiqua 7 en faveur et 3 contre.
Cette décision fait suite à une demande faite par des pa-rents francophones groupés autour d’un club social « Les amis de Champlain » dont le président est Monsieur  Jean Laberge. Les parents ont déjà rencontré à plusieurs reprises des représentants de la Commission scolaire. Monsieur Germain Bourgeois, surintendant des écoles françaises pour la région, a grandement contribué au succès de ce projet.
Les parents ont trouvé 80 enfants pour les classes françaises. Quarante parents ont signé les formulaires demandant des classes françaises pour leurs enfants. Les élèves des futures classes françaises sont ainsi distribués : 38 au primaire (soit du Jardin à la 3e année); 32 au stage junior (soit en 4e, 5e et 6e années), et enfin 12 à l’intermédiaire, qui comprend la 7e et 8e années. Le trop petit nombre d’élèves inscrits en 7e et 8e années a empêché, pour le moment, d’inaugurer des classes pour ce stage intermédiaire.
Pour l’avenir, on prévoit déjà au moins 14 enfants au Jardin en 1974. D’ailleurs, une fois le système mis en place, on prévoit que d’autres parents voudront offrir à leurs enfants une éducation bilingue qui sera dispensée dans ces classes.
Les négociations délicates entre parents et représentants de la Commission scolaire se sont toujours déroulées sans un esprit de collaboration. C’est en ces termes que le commissaire en charge du Comité ad hoc exprimait sa satisfaction après l’adoption de la résolution qui sanctionnait le résultat de son travail. Quelque 25 personnes présentes à la réunion pour connaître l’aboutissement des démarches, ont accueilli le résultat favorable du vote par un applaudissement général. Monsieur Jean Laberge, porte-parole du groupe de parents francophones a exprimé sa satisfaction non seulement quant au résultat final, mais aussi quant à la manière dont le travail s’est effectué pour en arriver à ce résultat positif.

Mai 1977
Poème intitulé «Lafontaine»
par Adèle (Maurice) Tannahill

C’est facile trouver la paix, l’hiver comme l’été.
Suivez la route hors de la ville et vous verrez,
Parmi les pâturages,
Lafontaine mon village!

Des fermes, des champs verts; des patates, du blé doré.
Du vent, du froid, des bancs de neige de chaque côté!
Quel unique paysage,
Lafontaine mon village!

Nos fermiers, nos gens de tous métiers, d’une seule voix,
Bilingues et fiers, préservent depuis longtemps, leurs droits,
Leurs coutumes, leur langage…
Lafontaine mon village!

Les années s’écoulent…
toujours tu existes, sereine.
Protégée de collines et d’érables… Lafontaine
C’est toi notre héritage…
Lafontaine mon village!

Petit concours!
Faites parvenir vos réponses par courriel
avant le 31 mai 2012:
 legoutdevivre@bellnet.ca

Connaissez-vous bien l’histoire de la communauté?
Aussi bien que votre journal communautaire
le Goût de vivre…
Indiquez en quelle année ces articles ont été publiés:

1. Les rénovations majeures à l’église Sainte-Croix de Lafontaine!
1989        1992        1995

2. Nouvelle boutique à Lafontaine : La Fontaine d’arts
1995        1998        2000

3. La cloche a sonné pour la dernière fois à l’école Saints-Martyrs-Canadiens de Perkinsfield!
1998        2000        2003

4. 25e anniversaire de l’école Le Caron
2001        2003        2005

5. Le Goût de vivre reçoit 35 000$ de la Fondation Trillium!
1996        2001        2004

À Penetanguishene… Bob Rae est de passage!

C’est lors de son passage à La Clé d’la Baie le 20 avril dernier, dans le cadre «prendre un café avec Bob Rae» que ce dernier a salué des gens de la région après sa conférence. On retrouve Bob Rae en compagnie de Richelieu Patsy Lalonde, Larry et Jean Brockelbank.

À Barrie… On présente la pièce de théâtre «Zone»!

On retrouve de gauche à droite: Dave Jeniss, Jean-Simon Traversy, Richard J. Léger, Frédérique Thérien, Maxime Lavoie et Nicolas Desfossés. En trois mois ces derniers auront offert près de 80 représentations de ce classique du monde théâtral.

À Lafontaine… «Portes-ouvertes»!

C’était «Portes-ouvertes» au 328 rue Lafontaine Ouest le 21 avril dernier. Cette demeure ancestrale héberge La Meute culturelle – Le Festival du Loup et Éco-Huronie. On retrouve Allex Laurin, Shirley Desroches, Michelle Vallière et à l’accueil, Joëlle Roy, coordonnatrice du Festival du Loup édition 2012.

À Barrie… «Mastik» en spectacle!

Christopher Coshall, Martin Charbonneau, Simon Poirier Lachance et Josée-Anne Cousineau du groupe Mastik offraient le spectacle lors du banquet offert à plus de 400 personnes venues de partout en Ontario pour le grand tournoi d’impro L’AFOLIE 2012 organisé par le CSDCCS à l’école secondaire catholique Nouvelle-Alliance.

Le Goût de vivre fête ses 40 ans!

Afin de souligner le 40e anniversaire du journal communautaire «Le Goût de vivre», l’équipe a cru bon de partager son historique. De plus, le journal publiera des articles qui ont paru pendant ces nombreuses années et qui ont façonné la communauté. Ces articles vous rappelleront sans doute, plein de souvenirs. Nous espérons que vous allez profiter des publications historiques.

Avril-mai 1977 Éditorial :
La dernière bataille pour la dernière chance

Un titre pompeux? Peut-être bien, oui. Mais cela dit tellement ce qui s’en vient. Vous avez tous sûrement entendu parler «  dans les branches » d’une école secondaire française qui pourrait exister à Penetanguishene. On n’en parle pas trop fort encore. Est-ce une rumeur, une tactique pour remuer de vieilles cendres. Est-ce que cela ne va pas trop déranger tout le monde si on parle plus fort? Eh bien on n’a plus tellement les moyens de se permettre cette délicatesse. Quant à la rumeur, elle est vraie. Pour ce qui est d’une tactique, nous ne voyons pas de gros méchants loups là où il n’y en a pas. (Cela fait drôle de se faire regarder comme les gros méchants pour une fois).

Je crois que le besoin d’une école française il y a, école secondaire française il devrait y avoir, un point c’est tout. Bien des gens de Penetanguishene-Lafontaine se sont rendu compte de ce besoin. Ils ont donc fait la demande à la Commission scolaire. La Commission scolaire ainsi que le ministère de l’Éducation entreprennent une étude dans la région pour « tâter le pouls » de la population. Cette étude commencera bientôt et sera dirigée par un comité central d’une douzaine de personnes qui elles seront chargées de déterminer de quelle façon l’étude sera conduite. L’étude, une fois terminée, sera dirigée vers un groupe de gens de l’extérieur qui jugeront du besoin de la création de l’école. À leur tour, ils donneront leur rapport au ministère. Le tout devrait prendre un an.

Là où vous êtes importants, c’est lorsque l’étude se fera ici, auprès de vous, les parents, éducateurs, francophones et anglophones.

Un peu d’apathie, un peu de peur, un peu de différence et le tort sera énorme envers ceux qui désirent cette école et aussi pour  ceux qui y enverraient leurs enfants de toute façon. Est-ce trop pessimiste de dire que si une école secondaire française ne se crée pas bientôt pour tremper nos jeunes dans une ambiance francophone (ou le peu qui en reste) dans les familles s’éteindra avec ceux de la quarantaine aujourd’hui…?

Le 6 mai 1999 Avec l’arrivée du nouveau millénaire Nouvelle-Alliance aura sa nouvelle école
Par  Odette Bussière

C’est le 21 avril dernier que les élèves et le personnel de l’école Nouvelle-Alliance ont reçu la visite de représentants du Conseil scolaire et des différents intervenants qui apportaient la bonne nouvelle.

En effet, la construction de l’école Nouvelle-Alliance est maintenant réalité. Après une brève cérémonie qui a eu lieu à l’école tout le monde sans exceptions a pris le gros taxi jaune pour se rendre sur le site de construction. Quel moment d’euphorie! C’est maintenant bel et bien vrai. Les élèves, le personnel et les dignitaires ont pu arpenter le terrain et voir le début de la construction. Déjà, il y a tout un bourdonnement sur le site situé sur la rue Anne. L’école prendra forme très bientôt, et la prise de possession de la nouvelle école est prévue pour l’an 2000. Ce sera donc une année scolaire marquante pour tous ceux et celles qui auront attendu patiemment pendant huit ans. Bien sûr, presqu’une décennie veut donc dire deux générations d’étudiants qui complètent des études secondaires sans avoir la chance de bénéficier des commodités d’une «vraie école». Lorsqu’il sera temps d’emménager, il faudra penser à tous ces élèves et au personnel qui ont fréquenté l’école Nouvelle-Alliance et qui ont façonné son passé de par leur présence et surtout leur fierté d’en faire partie.