Archives Mensuelles: juin 2012

À Midland… L’ouverture officielle du Centre des arts!

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Le Centre Culturel de Midland a ouvert ses portes lors d’une cérémonie officielle le samedi 9 juin dernier. Cette merveilleuse bâtisse, qui hébergera la troupe de théâtre «Huronia Players», la salle« Rotary» ainsi que la galerie d’Art «Quest» est un rêve réalisé pour la ville de Midland grâce à la générosité de M. Reinhart Weber qui a fait un don de 8 millions afin d’en faire la construction sur le terrain de l’ancien théâtre «Roxy».

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À la Base Borden … Le spectacle aérien!

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Le 10 juin dernier des milliers de personnes enthousiastes se sont pointées pour voir le spectacle aérien fort impressionnant à la Base militaire de Borden. On retrouve des spectateurs qui se réfugient à l’ombre sous un avion en démonstration au sol.

À Penetanguishene … L’AGA de La Clé d’la Baie!

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Le nouveau Conseil d’administration est composé de Lionel Gignac, Mélissa Maurice, Claudette Paquin (présidente), Patricia Pommet et Carole Walker. Il y a également Lori-Ann Seward, Richard Philbin et Debra MacAlpine qui font partie du C.A. et sont absents dans la photo.

À Lafontaine … Le délice aux fraises!

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C’est lors du Délice aux fraises organisé par le comité du Musée vivant de Lafontaine que plusieurs personnes ont profité de l’occasion pour déguster le délicieux dessert.
L’activité s’est déroulée au Villageois de Lafontaine le 16 juin dernier.

Le Goût de vivre fête ses 40 ans!

Afin de souligner le 40e anniversaire du journal communautaire «Le Goût de vivre», l’équipe a cru bon de partager son historique. De plus, le journal publiera des articles qui ont paru pendant ces nombreuses années et qui ont façonné la communauté. Ces articles vous rappelleront sans doute, plein de souvenirs. Nous espérons que vous allez profiter des publications historiques.

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L’École de Lefaive’s Corner

Le 21 juin 1984

Marie Marchildon

La photo de l’école de Lafaive’s Corner dans le Goût de vivre du 24 mai, m’a rappelé quelques souvenirs.

J’ai commencé l’école à cet endroit en 1898 à l’âge de six ans. La bâtisse était comme vous la voyez sur cette photo. Elle était peinte rouge foncé comme toutes les écoles rurales de ce temps-là. C’est sans doute pour cela qu’on parle toujours de «the little red schoolhouse». Il y avait deux grands tableaux noirs et des bancs doubles. Il n’y avait pas de crucifix au mur, ni d’armoire vitrée pour garder les livres. C’était très simple. On n’enseignait pas le français. M. Tom Hayes et M. Denis McNamara, le père de Patrick McNamara, étaient mes professeurs la plupart du temps. M. Mayer et Mlle Casserly m’ont enseigné pendant un an chacun.

Je vais vous raconter un petit incident qui s’est produit pendant ces années-là. Un bon matin, mon frère Johnny et moi marchions à l’école. D’autres enfants se sont joints à nous le long du chemin. On parlait de tout et de rien. Tout d’un coup la cloche s’est mise à sonner. Pensant qu’on allait être en retard, nous nous sommes mis à courir. Arrivés au coin chez Mme Grace McGuire on a aperçu Mlle Cassley. Elle courait vers l’école aussi. En entrant dans l’école on a vu une longue perche. La perche avait été prise de la clôture de l’école. Elle était accotée dans l’ouverture du plafond. Cette ouverture qui mesurait 18 pouces par 18 pouces, était là en cas de feu. Napoléon Lafaive avait grimpé sur la perche. Napoléon était un vrai espiègle. Il s’était emparé du câble de la cloche et la sonnait continuellement. Il était là en haut qui dansait, chantait et sonnait la cloche. Tout cela amusait bien les enfants mais Mlle Casserley ne trouvait pas ça drôle. Elle essayait tous les moyens pour faire descendre notre Poléon, car c’est comme ça qu’on l’appelait mais pas d’affaire. Enfin l’institutrice a envoyé chercher un commissaire d’école. En arrivant le commissaire a commandé à Poléon de descendre. Celui-ci était déjà tanné et il est descendu tout de suite. Ils l’ont renvoyé chez lui pour la journée mais le lendemain il était déjà de retour.

Je tiens à remercier mon jeune ami, Roger Maurice, fils de Léo et Angéline, qui a fait le dessin de l’école selon mes souvenances. Roger est un très bon artiste et vient de terminer sa deuxième année au «Ontario College of Art» de Toronto.

Gestion des écoles françaises

Le 23 juin 1984

Victoire en cours d’appel

Le 26 juin 1984 restera une date historique dans l’histoire des Franco-ontariens. La Cour d’Appel de l’Ontario a décidé, en ce jour, que la loi ontarienne en éducation était anticonstitutionnelle, en partie parce qu’elle impose trop de conditions aux bénéficiaires des services éducatifs français et qu’elle donne trop de pouvoirs aux conseils scolaires anglais en rapport à ces mêmes services.

Selon le jugement tout élève francophone en Ontario aura droit de recevoir une éducation française dans des établissements de langue française; de plus, les francophones auront droit de gérer ces établissements sous forme de conseillers scolaires francophones avec des pouvoirs exclusifs sur les écoles françaises.

Les gens de Penetanguishene n’ont pas manqué de célébrer cet événement historique. Le soir même, une fête était organisée au Centre d’activités françaises par l’ACFO régionale, fête où tous ont sablé le champagne. Pas seulement pour célébrer l’événement lui-même, mais aussi pour fêter un des nôtres. M. Augustin Desroches qui était un des requérants dans la cause, M. Desroches a un fils à Le Caron et a la cause de l’éducation française à cœur depuis longtemps.

Les organismes provinciaux impliqués, soient l’ACFO et L’AEFO, se sont déclarés heureux de la décision mais ils examineront de près comment cette décision sera mise en application par le gouvernement.

Après tant de luttes, il faisait bon célébrer.

Le Goût de vivre fête ses 40 ans!

Afin de souligner le 40e anniversaire du journal communautaire «Le Goût de vivre», l’équipe a cru bon de partager son historique. De plus, le journal publiera des articles qui ont paru pendant ces nombreuses années et qui ont façonné la communauté. Ces articles vous rappelleront sans doute, plein de souvenirs. Nous espérons que vous allez profiter des publications historiques. Soyez aux aguets car il y aura également des concours tout au long de l’année dont un sur cette page.

 

Le 3 juin 1999 L’école Saints-Martyrs-Canadiens de Perkinsfield ferme ses portes par Mathieu Meunier La cloche a sonné, et ce n’est pas celle qui annonce la récréation. C’est le son qui confirme la fermeture de l’école élémentaire Saints-Martyrs-Canadiens de Perkinsfield, à la fin de l’année 1999-2000. La motion de fermeture a été votée, le jeudi 27 mai à Toronto, par le Conseil scolaire de district centre-sud (CSDC Centre-Sud). Les 10 conseillers et conseillères présents à la réunion ont voté majoritairement pour la fermeture de l’école. Le Conseil a évoqué des questions d’ordre économique pour justifier la fermeture de l’école. «Il faut comprendre que les règles du jeux ont changé pour obtenir de l’argent du gouvernement. La décision découle d’une étude, qui n’est pas terminée, et qui touche l’ensemble du territoire. Dans le nord, l’analyse des places-élèves révèle que beaucoup d’écoles fonctionnent en-dessous de 70% de leur capacité», explique la directrice de l’éducation du Conseil, Madeleine L. Champagne. La fermeture de l’école apportera environ 189 000$ d’épargne au Fonds d’opération du Conseil. «Je comprends que sur le coup, c’est dûr à accepter. Ça n’a pas été une décision facile pour le Conseil. Nous avons dû regarder l’étendue de notre territoire. Mais nous ne voulons pas que les élèves de Saints-Martyrs soient péna-lisés, et c’est à nous d’en faire en sorte», ajoute Mme Champagne. Les 51 élèves de Saints-Martyrs-Canadiens auront une dernière année à passer dans leur école puisque la fermeture est prévue pour l’année 1999-2000. Le sort des élèves et de l’édifice sera remis entre les mains d’un comité de transition formé de membres du Conseil, de parents et de différents représentants de la communauté. C’est dans une lettre datée du 28 avril que la communauté de Perkinsfield a appris que le Conseil avait voté l’«intention» de fermer leur école primaire. Un comité du CSDC Centre-Sud, formé de conseillers et d’employés du Conseil, a rencontré ensuite la communauté durant le mois de mai. Les parents se sont mobilisés, avec l’aide de l’ancienne conseillère scolaire Bonita Wojcicki, pour assister à ces réunions. Puis un mois plus tard, le verdict tombait. «Ils ont pris une aussi grande décision en si peu de temps. Nous vivions depuis longtemps avec la crainte d’une éventuelle fermeture, mais on n’a jamais pensé que cela arriverait aussi vite, sans nous donner toutes les explications», a déploré Mona Desroches, un parent qui s’est impliqué pour la survie de Saints-Martyrs-Canadiens. Une délégation de 85 personnes de la communauté a assisté à la réunion décisive et a tenté, une dernière fois, de convaincre le Conseil de préserver Saints-Martyrs. Pour faire entendre leurs sentiments face à leur école élémentaire, ces parents ont présenté un diaporama au cours de la réunion. «Si l’école française ferme, l’Église est la prochaine à fermer». «Fermer l’école, c’est détruire la communauté, même si on dit que c’est la meilleure chose, je n’y crois pas», «on ne veut pas fermer – continuons, on va s’ajuster – mais vous ne pouvez pas continuer à nous faire ça», pouvait-on y entendre lors de cette présentation, par la voix émotive de Mona Desroches. Après l’annonce de la fermeture, la délégation de Perkinsfield a quitté la salle de réunion, sans tambour ni trompette, en silence. «La tâche la plus difficile sera d’annoncer ça à nos enfants. Ils nous ont vu se démener, pendant des semaines parfois jusqu’aux petites heures du matin, pour monter des présentations. Et là on revient avec des mauvaises nouvelles», dit Mme Desroches.