Archives Mensuelles: décembre 2012

En Huronie… On accueille le Père Noël!

C’est le 9 décembre dernier que le Père Noël est arrivé à La Clé d’la Baie de Penetanguishene afin de rendre visite aux petits et aux grands.

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À Lafontaine… C¹est le concert de Noël à l¹église Sainte-Croix!

Le concert de Noël offert à l’église Sainte-Croix de Lafontaine le dimanche 9 décembre dernier a réuni plus de trois cents personnes. Le chant spectaculaire de la fin, «Minuit Chrétiens» réunissait tous les participants et n’a laissé personne indifférent. Le prix d’entrée était un don de nourriture non périssable recueilli pour la Saint-Vincent-de-Paul.

À Ottawa… La Meute à l¹honneur!

Le 10 décembre, à la Résidence Rideau, La Meute culturelle recevait le prix du Gouverneur Général pour son Programme Communautaire du «Musée vivant de Lafontaine». Deux communautés canadiennes se sont vu décerner ce prix prestigieux. L’autre récipendaire était «Century Homes» de Calgary, Alberta. Une bourse de 2 500$ accompagne cet honneur. Martin Lalonde et Suzanne Rose de La Meute culturelle acceptent la médaille de son Excellence, David Johnston, Gouverneur Général du Canada.

La Caisse populaire des Voyageurs… Fête ses 70 ans à Lafontaine

Les célébrations soulignant le 70e anniversaire de La Caisse populaire des Voyageurs ont eu lieu le 15 décembre dernier à la salle paroissiale de Lafontaine. C’est grâce à La Caisse populaire de Lafontaine qu’il est maintenant possible de fêter ce moment historique pour La Caisse populaire des Voyageurs. Des plaques ont été remises en guise de reconnaissance pour la contribution de certaines personnes clés. On retrouve en avant: Ghisèle Maurice (pour feu Gilles Maurice), Anita Maurice (pour feu Justin Maurice), Gertrude Marion (pour André Marion), Suzanne Dorion (pour feu François Gignac) et en arrière Carole Kairovicius, présidente du C.A., Francine Maurice-Dubeau, Martial Dupuis, Guy Brunelle, Victor Brunelle, Cyrille Marchand, Léonard Moreau et Jean-Marc Spencer, directeur général.

Le Goût de vivre fête ses 40 ans!

Il s’agit donc de la dernière série d’articles historiques qui marquaient les 40 années d’existence du journal Le Goût de vivre.

Décembre 1972
Le temps des fêtes
Augustin Desroches

Depuis quelques années, le temps des fêtes a grandement changé. Pour les enfants, c’est le temps de cadeaux. Il faut recevoir le plus gros et le plus dispendieux. Je me souviens et il n’y a pas trop longtemps de cela, les étrennes n’étaient pas trop nombreuses.
Quelques semaines avant Noël, on allait dans le bois pour y chercher un beau sapin et non un pin écossais (sylvestre). Le soir après que les petits étaient couchés, maman sortait les quelques décorations qu’elle gardait précieusement. La crèche recevait toujours la place d’honneur. Ici et là dans l’arbre, on y déposait les quelques cartes que nous recevions.
Le souvenir qui m’est le plus clair était quand papa n’était pas trop fatigué, il prenait un petit sur chaque bras de la berceuse et chantait pendant des heures les chansons du bon vieux temps. On ne les entend plus souvent aujourd’hui. Il voulait sans doute repasser ses mots pour le jour de l’An. Ce jour-là, toute la parenté se rencontrait chez « pépère » Desroches et ça commençait à chanter tôt dans l’après-midi pour arrêter aux petites heures le lendemain matin. On n’arrêtait même pas pendant le bon souper préparé par grand-mère. Tard dans l’après-midi, grand-père faisait le père Noël. Nous recevions un cadeau de notre parrain ou de notre marraine.
Le matin de Noël, on se rendait à l’église en grande « sleigh ». Nous avions hâte puisqu’à notre retour nous recevions quelques bonbons et parfois une orange. Je vous assure que les rares bonbons étaient léchés lentement afin de les faire durer plus longtemps. Nous recevions nos étrennes le matin du jour de l’An.
La fête des Rois, le 6 janvier, venait mettre fin à ces promenades et à ces visites puisque le lendemain, il fallait retourner à l’école.

Le 10 décembre 1982
Les premières cloches
sonnèrent en 1932
Claire Robitaille

Le 22 novembre 1932, les cloches de l’église Ste-Croix de Lafontaine sonnèrent pour le mariage d’Adèla Hamelin et Édouard Robitaille. Adèla demeurait à Perkinsfield mais puisqu’il faisait bien froid, le curé de Perkensfield ne voulait pas chauffer l’église. Il voulait les marier dans la sacristie mais puisque les invités étaient nombreux, Edouard ne voulait pas cela et c’est comme ça qu’ils se sont mariés à Lafontaine à dix heures du matin. Après le marriage, un bon dîner nous a été servi chez le père d’Adela, M. Pierre Hamelin à Perkinsfield et le souper chez Arthur Robitaille, père d’Edouard. Dans ce temps-là, tout se passait dans les foyers. La danse carrée et les chansons à répondre en bon canadiens-français. Qu’on avait donc du plaisir! Du violon et de l’accordéon, la musique ne nous cassait pas les oreilles comme aujourd’hui. Lucien Robitaille et Virginia Hamelin étaient les honneurs. Il n’y avait pas de voyages de noces le lendemain des noces. Les mariés se sont installés dans une petite maison de « log » dans la seizième concession sur le terrain où demeure aujourd’hui Mme Anita Brunelle.
Ils ont demeuré là pour six ans et demi ensuite six mois et demi à Toronto où ils travaillaient tous les deux. Ils reviennent à Lafontaine, s’installent sur une ferme au bout de la 18e concession. Ils ont été huit années sans avoir d’enfants. Adèla était une bonne travailleuse et aidait son mari à ramasser des roches, car c’était une terre très rocheuse, ramassait et empochait des patates, une vraie femme de cultivateur. Un jour, Edouard dit à sa femme : « Si on avait des enfants, ils pourrait prendre ta place, tu pourras pas toujours m’aider comme cela. C’est mon frère qui était sur cette terre avant. Ils ont élevé et nourri sept enfants, pourquoi pas demander au Bon Dieu de nous en donner. »
Leurs prières furent exaucées, un premier est arrivé mais malheureusement, le bon Dieu est venu le chercher à sa naissance, ensuite sept autres sont arrivés au cours des années : Louis, Donat, Réjeanne, Fernand, Patricia et Roméo et un autre qui a joint son petit frère au ciel. Ils ont demeuré trente ans à Lafontaine sur la terre au fond de la 18e concession, là où la famille a grandi. Ils déménagent à Penetanguishene sur la rue Robert où ils demeurent encore aujourd’hui 13 ans plus tard. Rendue à Penetang, Adèla qui était accoutumée à travailler fort n’était pas capable de rester à travailler rien qu’à son ménage. Elle commence à travailler ici et là. Chez Docteur et Mme Lauzon où elle travaille pour plusieurs années.
Édouard, lui, aidait ses enfants et surtout Louis, qui avait pris la terre, et il travaillait aussi au cimetière de Midland. Pour s’amuser, il allait souvent jouer au billard avec ses amis.
Le 20 novembre 1982, les cloches de l’église sonnèrent encore à l’occasion de leur 50e anniversaire de vie ensemble. Une belle messe à 16h30 a été célérée par le Père Cyril Robitaille assisté de Monseigneur Bélanger. Les jubilaires ont été conduits à l’église par un chauffeur dans une ancienne auto Pontiac année 1932, c’était amusant de voir cela. Après la sainte messe, tous les invités se sont rendus à la salle Charlebois pour le souper. Un bon souper fut servi par Mme Charlebois et ses aides.
Les jubilaires ont reçu une bénédiction spéciale du Pape Jean-Paul II et de beaux certificats de Pierre Trudeau et de William Davis. Au souper, toutes les familles des deux côtés étaient présentes et tous les petits enfants et leurs enfants. Après le souper, le maître de cérémonie demandait à quelques personnes de dire un mot pour les jubilaires genre félicitations et des petits discours sur leur vie passée. C’était bien comique ce qu’ils ont dit, ensuite on a chanté quelques chansons. Après, tout le monde s’est rendu à la salle paroissiale où plusieurs amis et gens de la parenté sont venus leur offrir leurs meilleurs vœux avec des cadeaux. Tout le monde s’est bien réjoui. Adèla et Édouard aimaient bien le plaisir et la visite.
Un soir, ils demandaient quelques parents et amis pour une épluchette de blé d’Inde. Il fallait se divertir de temps à autre. Ils ont ramassé et épluché tout le blé d’Inde qu’ils avaient mais la « gang » était plus grosse qu’ils s’attendaient. Ils ont manqué de blé d’Inde et quelques gamins sont allés en chercher dans un champ voisin mais à leur surprise, c’était du blé d’Inde à vache et là, le fun a pris. On n’a pas mangé trop de blé d’Inde mais la soirée a fini en danse. Mme Joseph Laurin jouait de l’accordéon ensuite des histoires et des chansons à répondre; une n’attendait pas l’autre.
C’est comme cela que ça se passait quand la famille Robitaille se rencontrait. Ainsi se termine un peu de la vie d’Édouard et Adèla. L’or brille encore et les cloches sonnent en ce 50e anniversaire.

Le 20 décembre 2001
Le Goût de vivre a
un nouveau toit!
Odette Bussière

C’est maintenant officiel, Le Goût de vivre a une toute nouvelle demeure. C’est dans l’ancienne maison de Mme Hélène (Ovila) Desroches située au 343 rue Lafontaine, Ouest que l’organisation du journal communautaire a emménagé le 9 décembre dernier.
Le journal occupait un local dans l’ancienne école se-condaire de Lafontaine depuis août 1995. Le journal revenait un peu à ses racines car il était parti de cet emplacement en 1984 pour s’installer au 3e étage du Centre d’activités à l’époque. Il faut toutefois se rappeler qu’il avait fait ses débuts dans l’ancien magasin de M. Lawrence Desroches et que l’on avait baptisé l’endroit «O Pissenlit» car on sait tous que cette petite fleur indésirable s’enracine pour longtemps et qu’elle est dure à déloger.
C’est définitivement vrai car le journal vient de s’enraciner en plein «coeur» du village de Lafontaine. C’est en réalité une occasion inouïe qui s’est présentée juste au moment où le journal devait trouver un nouveau refuge.
Le temps des chauffrettes durant la saison hivernale est maintenant révolu ainsi que les chaleurs intenses des mois d’été. Enfin un lieu de travail confortable et très agréable.
Nous sommes très reconnaissants d’avoir pu utili-ser le local adjacent à l’école Ste-Croix et de tout l’entraide que le personnel de l’école nous a apporté au cours des 6 dernières années. Étant donné que la possibilité de démolition de la vieille école plane il était donc temps de trouver un nouvel endroit.
Il faut ajouter que la famille de Mme Hélène Desroches a été très réceptive envers notre organisme et qu’elle était bien heureuse de voir le journal emménager dans l’ancienne maison de leur mère.
Le déménagement quant à lui s’est effectué en douceur ( et non sans douleurs) grâce à l’aide et la collaboration de nombreuses personnes que nous voulons remercier sincèrement; Louis et Thérèse Maheu, Rosita M DesRoches, Al McMaster, Rosita et Augustin Desroches, Gisèle Marchand Maurice et Tom Laurin
Ainsi la toute dernière parution de l’année 2001 aura été la première à être réalisée dans notre nouvelle demeure. De plus rappelons que Le Goût de vivre entamera sa 30e année d’existence le 3 janvier 2002!

À Lafontaine… On fête le 40e du Club de l¹âge d¹or!

C’est avec une grande fierté que les membres du Club de l’âge d’or ont organisé la grande fête qui s’est déroulée le 17 novembre dernier. On retrouve en avant: Hélène Robitaille, secrétaire, Léna Vallée, conseillère, Gertrude Marion, trésorière, Rosita M. Des Roches, présidente et en arrière: François Caron, représentant régional du Sud-Ouest, Mae Caron, présidente régionale, Cécile Maurice, conseillère, Paul Maurice, vice-président et André Maurice conseiller.

À Lafontaine… La réunion annuelle de La Meute culturelle

La réunion annuelle de La Meute culturelle de Lafontaine a eu lieu le 22 novembre dernier dans la grande salle du Villageois. On retrouve Joëlle Roy, directrice et les membre du conseil d’administration pour la prochaine année, Suzanne Rose, Martin Lalonde et en arrière: Nadine Lalonde, André Beausoleil, Mélanie Bouchard et Gisèle Mellish.

À Midland… Premières lueurs!

Le groupe «Ariko», composé de Louis Lefaive au clavier, Jill, Nicole et Kelly Lefaive au violon, Taylor Forget à la boîte à bois et Laura Jones à la guitare était au Café Sainte-Marie lors des soirées des Premières lueurs qui se déroulaient les 29, 30 novembre et 1er décembre dernier.

À Barrie… C¹est Noël Académie!

Les membres du Club de l’âge d’or de Lafontaine étaient les invités spéciaux au souper de la 8e édition de Noël Académie qui se déroulait à l’école Nouvelle-Alliance le 1er décembre dernier. De gauche à droite: Danika Rivet, élève conseillère, Diane Maloney, animatrice pastorale, Sylvain Ménard, directeur adjoint, Rosita M. Des Roches, présidente du Club de l’âge d’or, Yves Lévesque, président du CSDCCS, Père Viateur Laurin aumônier de la communauté catholique de la région de Barrie et Robert Laurin responsable de l’animation pastorale au CSDCCS.

Le Goût de vivre fête ses 40 ans!

Afin de souligner le 40e anniversaire du journal communautaire «Le Goût de vivre», l’équipe a cru bon de partager son historique. De plus, le journal publiera des articles qui ont paru pendant ces nombreuses années et qui ont façonné la communauté. Ces articles vous rappelleront sans doute, plein de souvenirs. Nous espérons que vous allez profiter des publications historiques.

Le 9 décembre 1983
Paroisse Sainte-Croix de Lafontaine 1944
Recueillis par
Mme Marguerite Mullie
Tiré du Droit
Ottawa. Ontario

Au cours de l’année 1944, se sont déroulés certains faits qui méritent d’être recueillis et conservés. Ce simple récit trouve sa raison d’être s’il ne fait que sauver de l’oubli des évènements qui, peut-être, plus tard auront assez de valeur pour entrer dans un historique de la paroisse de Sainte-Croix.

Encore à l’école…
L’établissement d’une école secondaire, fut sans contredit, l’évènement le plus important de l’année. Le 1er août, le sous ministre de l’éducation, M.G.F. Rogers adressait à M. Stephen Desroches, secrétaire de notre école séparée la lettre suivante : «Pour faire suite à votre application du 15 mai, je désire vous aviser que la loi 2148 de la Corporation du Comté de Simcoe sections des écoles 2,10,19 et 24 du district des écoles secondaires du Canton de Tiny a été approuvée par le ministère qui a également approuvé une formation de grade B c’est à dire la section d’une école de Continuation et cela en date du 1er juillet 1944». Le contenu de cette lettre ne donne aucune idée des demarches qu’on dû entreprendre et des difficultés qu’on dû surmonter. Lorsqu’on « découvrit » que le canton de Tiny avait été, en 1940, érigé, en district de High School le projet portait d’avance tous les signes d’un échec certain. Si bien qu’en « haut lieu » on avait perdu espoir. Cependant toute une série d’heureuses circonstances s’unit pour le mener à bonne fin.

D’abord il y eut le travail du conseil de la municipa-lité. Il est probable qu’on n’en avait jamais élu un dont les membres fussent mieux disposés à notre cause. Les commissions d’écoles du sud du canton ayant refusé de coopérer pour défaire le règlement établissant le district de High School. Cette pétition soumise au comité d’éducation du comté y rencontra d’abord une forte opposition, mais cependant fut acceptée après que M. Michel Asselin, commis du canton en eut expliqué le sens et la portée. Nos quatre sections d’école alors se séparèrent du district High School, formèrent, à part, un district d’école secondaire et signèrent, entre elles, un arrangement qui fut présenté au conseil municipal et finalement au département de l’éducation. Celui-ci l’approuva dans les termes cités plus haut.

Ensuite une bonne part du crédit doit être accordée à M. Georges Johnson, député conservateur à la législature de Toronto… un « politicien » qui lui, fait ce qu’il dit, qui, selon ses propres paroles, « a été élu uniquement pour travailler aux intérêts de ses électeurs ». Et quand on pense que Lafontaine lui fournit 14 votes à la dernière élection. Dès qu’il apprit notre embarras, il se présenta en personne.

Mais la surprise qui nous était réservée était de découvrir en lui précisément l’homme qu’il nous fallait. Il avait lui-même obtenu, à Minesing, l’établissement d’une école de Continuation dont il était demeuré, pour ainsi dire, l’âme depuis plus d’un quart de siècle. Il s’est entremis en notre affaire plus que nous nous en attendions. Il a fait au moins trois démarches importantes auprès du département. Et chaque fois il est revenu en personne nous en rapporter fidèlement les résultats. Pour de tels « politiciens », inutiles les élections…

Enfin, il y eut d’autres influences… de secrètes et c’est certain, d’inconnues. En effet comment se fait-il que ce projet qui semblait devoir échouer ici a cependant réussi, alors que le même projet a failli ailleurs. Au fond il faut bien admettre des influences d’un ordre mystérieux. Est-ce que ces neuvaines d’enfants insistant auprès de St-Joseph de Cuertino seraient restées sans effet? Ne serait-ce pas là la réponse du ciel à la générosité de nos fidèles dans la souscription en faveur des High Schools catholiques du diocèse? Souvent on a ce qu’on mérite…

En septembre cette école secondaire ouvrit ses classes dans l’école séparée à 35 élèves sous la direction de Sœur Sainte-Anne d’Auray. Pour le présent les classes sont un peu à l’étroit. C’est pourquoi, l’année prochaine, il va falloir agrandir.

Les jeunes gens et jeunes filles de la paroisse ont un avantage précieux. Désormais ils ont chez eux les moyens de se préparer à rencontrer sur un pied d’égalité leurs compatriotes de langue anglaise mieux favorisés en éducation. Souhaitons qu’ils sauront en profiter.

Autre évènement scolaire. L’école publique de Laurin a célébré son soixantième anniversaire en confiant ses deux classes aux soins des Sœurs de Sainte-Croix. Sœur Sainte-Lumina, la zélée principale, a eu l’œil à tout, de façon à créer chez les enfants dès l’ouverture des classes l’impression qu’un nouveau régime commençait. Ainsi l’intérieur de cette école a subi une rénovation presque complète… ce qui n’a pas manqué de réagir en bien sur les élèves. Et les parents ont déjà raison de se réjouir du changement qu’eux-mêmes demandaient depuis longtemps.
Avances et reculs…

L’électricité fut au couvent : innovation dont le besoin se faisait sentir depuis longtemps. En reprenant possession du couvent, en 1930, après une absence de 37 ans, les Sœurs de Sainte-Croix avaient accepté, entre autres, la condition sui-vante : « Après la première année scolaire, nous prendrons à notre charge toutes les réparations intérieures et extérieures du couvent ». M. le curé a cru bon de faire exception pour l’installation de l’électricité en la mettant aux frais de la paroisse.

Au presbytère la fournaise à air chaud fut remplacée par une fournaise à eau chaude avec foyer automatique et circulateur.

Pendant l’année l’Hydro a permis d’établir soixante nouvelles lignes en Ontario. Grâce à l’intervention de M. Johnson, notre député, deux lignes furent octroyées à Lafontaine : une dans la 17e concession, l’autre à Randolph.

L’idée de centralisation si à la mode de nos jours a eu un effet jusqu’à Lafontaine. D’après certains c’est un progrès. Ainsi le bureau de poste de Laurin a cessé d’exister. Mme Télesphore Robitaille a dû se résigner en raison de santé. Personne ne s’est offert à la remplacer dans cette charge qui n’offre qu’un traitement de famine. Nos gens de Laurin sont donc au régime de la boîte rurale. L’été très bien, mais l’hiver ils verront leur courrier quand le facteur jugera leurs chemins passables.

À la suite des grandes sécheresses de l’été, plusieurs feux se déclarèrent dans les bois environnant la Baie du Tonnerre. Un prit les proportions d’un feu de forêt. Le 27 août, un dimanche, il meneça sérieusement la colonie des touristes. Grâce à l’aide des habitants de Lafontaine et des pompiers des villes voisines, son progrès fut arrêté. Heureusement qu’une pluie arriva à temps pour l’éteindre, ce feu qui avait déjà ravagé une partie du bassin de la Baie.
Méli-Mélo de la paroisse…

Pendant le carême Mgr McGuigan déclencha une souscription dans le diocèse de Toronto en vue de trouver les moyens d’y établir des High Schools catholiques. M. le curé expliqua l’importance du projet pour les catholiques de langue anglaise et exhorta ses fidèles à souscrire aussi généreusement que possible, uniquement par un motif de pure charité, à ces écoles que leurs enfants ne fréquenteront point. Le montant souscrit dans la paroisse a atteint 6 046,50$. Et on continuera de plus belle d’accuser les nôtres d’être des « nationalistes ».

La quête de la propagation de la foi s’est élevée à 553$. Voici quelques mots que M. l’Abbé W. T. Davis, directeur national de cette société, adressait à M. le curé en cette occasion : « Ce montant a établi un record lors de la collecte du dimanche pour les Missions». «La générosité de vos paroissiens est certes un exemple pour l’ensemble du diocèse». Belle preuve que nos gens savent voir plus loin que leur paroisse.

Nouvelles des registres…
Seulement 5 mariages. En temps de guerre, on n’est pas particulier; on se marie où l’on trouve…
Cinquante-deux enfants ont été régénérés dans la grâce du baptême. Un par semaine, bonne moyenne…

Il y a eu 4 grandes personnes décédées. Requiescat in pace.