Archives Mensuelles: août 2019

On lève le drapeau de la Fierté

Plusieurs personnes se sont réunies au bureau municipal du Canton de Tiny pour hisser le drapeau de la fierté gaie (à gauche). Le drapeau de la communauté trans (à droite) a aussi été présenté. L’événement s’est déroulé le 30 juillet dernier.

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Camping Lafontaine déjà 35 ans!

Victor Moreau pose ici avec l’édition du Goût de vivre du 16 août 1984, traitant de l’ouverture officielle de Camping Lafontaine. Trente-cinq ans plus tard, Victor revient sur ce projet et Lafontaine en Action, qui ont grandement meublé sa vie.

Maxime Pronovost

L’ouverture du camping de Lafontaine s’est déroulée il y a 35 ans, le 15 août 1984. Pour se remémorer à la fois Lafontaine en action et le camping, nous avons rencontré Victor Moreau.

Victor Moreau nous racontait comment l’idée d’ouvrir un centre de ski de fond lui est venue: « […] j’ai travaillé avec Katimavik pas loin d’Ottawa, un jour, on a eu du temps de libre et on a fait du ski de fond […] Dans le p’tit groupe, on a eu un fun épouvantable. C’était remarquable et on a tous adoré et accroché. Je suis revenu à la maison avec cette idée là: À Lafontaine on va faire du ski de fond ».

Une fois de retour dans la région, il fallait démarrer le tout, il fallait skier dans les champs de Lafontaine: « On a commencé avec le ski dans ma cour. On faisait des pistes directement en tappant la neige en ski, ça partait de la concession 16 jusqu’à dépasser Silverbirch. À un moment c’était trop long, on faisait les pistes au ski-doo. On en a travaillé une shot! Quand on a amené la business chez nous, on a quadruplé le chiffre d’affaires ».

C’est en 1980 que le chalet de ski a été construit dans sa cour, où la propriété voisine a finalement été achetée par Victor: « On a acheté le terrain du voisin. On a transporté le chalet, à son emplacement actuel. À l’époque, André Maurice, qui était soudeur, a mis deux poutres en dessous du chalet, on l’a sorti de là pis on l’a déménagé, André y en parle souvent, ça a été ben du fun ».

Selon M. Moreau, les années 1983, 1984 et 1985 ont été le sommet de la popularité de Lafontaine en action: « Les gens venaient de partout pour faire du ski. Dans le pic, 5 autobus de Toronto bien pleins venaient faire du ski chez nous. Dans ce temps-là y avait d’la neige. Les gens allaient plus loin que ce qu’ils étaient capables de skier, ils partaient et ne revenaient pas toujours, on devait demander aux gars avec leurs ski-doo d’aller chercher les gens ».

Victor Moreau se rappelle des années fastes où la neige ne manquait pas: « Y a une année, on a emprunté un ski-doo et on tappait les pistes, j’suis tombé à côté de la piste et on avait de la neige au nombril, disons que les choses ont changé ».

Création du camping

Une fois le ski de fond bien en place à Lafontaine en action, on faisait assez d’argent pour survivre, il fallait penser à l’été et à faire de l’argent à l’année.

C’est en 1983 qu’a commencé la construction du terrain de camping, Victor nous rappelle qu’à l’époque, Lafontaine en action était enregistrée comme entreprise à but non lucratif au moment d’appliquer pour l’emploi pour le gérer: « Le camping s’en venait assez bien et j’ai appliqué pour le poste de gestion, quand on a ouvert les portes en 84, on avait pas d’électricité au camping, on avait juste l’électricité au chalet de ski ». Victor Moreau ajoutait: « Les premiers qui sont venus à l’ouverture revenaient année après année ».

Une tâche colossale

Victor Moreau mentionnait la vocation et le dépassement des employés quant au camping: « Il y a mille et une choses que les employés ont fait pour le camping afin de pouvoir être rentable, on a fait des billots dans le bois, on les a sciés au moulin, on a construit les tables de picnic, ça prenait 150 tables en bois, à chaque place de camping, les numéros de terrain, y a eu 20 employés pour construire le terrain.

À cet effet, Victor ajoutait qu’il y eut beaucoup d’espoir quant à la venue du pape en 1984: « […] quand le pape est venu, on avait 150 sites de camping, on en construisait d’autres pour des tentes, peut-être 25 sites additionnels, et finalement, quand le pape est arrivé on a eu 4 campeurs au total ».

Endettement et achat

« En 1993, le camping était endetté, j’ai parlé au gouvernement du rachat possible, j’ai finalement racheté le camping avec un plan de relève qui a été accepté par le gouvernement provincial. On a finalement vendu le camping Lafontaine ».

En pleine nature

Victor se remémore la qualité et la varitété de la flore autour du camping: « La qualité de la nature était parfaite, c’était varié, y avait toutes sortes de terrains. À certains endroits c’était une plantation, ailleurs c’était sablonneux, on avait aussi un marécage. Il faut savoir que le terrain a été construit sur une vieille plantation d’arbres de noël, c’était de la terre très pauvre, c’était sablonneux et c’était parfait pour un camping ».

Nous avons demandé à Victor de nous parler de ses plus beaux souvenirs: « J’me levais à 7h le matin, je prenais un café avec les chums au Esso, à 8h je revenais et j’ouvrais le bureau. Y avait un p’tit polonais qui venait, il me suivait partout, à 9h il dormait sur le sofa dans le bureau. Les activités avec les enfants, les promenades en tracteur avec le wagon, c’était le bon temps. Les amitiés qu’on développait, les tâches au quotidien, c’était marquant ». Victor nous montrait fièrement une caricature, qui lui a été offerte en cadeau, une mise en scène où on le voit devant son tracteur, avec les enfants sur le wagon à l’arrière.

Victor nous racontait ceci à propos des activités: « […] c’était un endroit parfait pour la famille, les parents avaient la paix, on faisait un bingo pour les enfants au chalet de ski les samedi et dimanche au début. Au fur et à mesure, on employait 3 personnes dans la programmation, pour des activités. On attirait des parents en disant que les enfants étaient occupés, ils viendront pas vous déranger. »

Fermer les livres

L’expression veut que toute bonne chose ait une fin. Nous avons demandé à Victor de nous dire quelques mots sur les derniers temps au ski et au camping: « On a fermé le ski en 2001, c’était terminé, y avait pu d’hiver, les groupes qui venaient en autobus appelaient la veille et on avait juste 6 pouces de neige, c’était pas possible de faire des plans ». Disait Victor sur la réalité de plus en plus difficile en période hivernale. En été: « On a vendu le terrain en 2003. On a travaillé fort. C’était 16 heures de travail par jour, tous les jours. C’est une histoire de famille, tout le monde travaillait au camping. On prenait juste 4 ou 5 jours de repos durant l’été ».

Victor Moreau terminait l’entrevue en jetant un regard soutenu à sa caricature posée près de lui en disant: «Ça été ben du fun ».

Un don généreux pour Hospice Huronie!

C’est le 7 août dernier que les organisateurs de la Tournée des jardins ont remis un chèque de 8 125$ à Hospice Huronie. Ce don servira à développer la programmation de l’organisme.

Sanctuaire, tourisme et cie.

Père Michael Knox à son bureau du Sanctuaire des martyrs. Le Sanctuaire accueille près de 120 000 pèlerins entre mai et octobre. Le tourisme religieux est en hausse etnous avons discuté avec lui des particularités du site de Midland.

De la Baie à la bouche

Le grand pêcheur de la Baie Georgienne, Bernie Lepage arrive au quai de la Baie du tonnerre à bord de son bateau Laurie E.

Maxime Pronovost

Les Lepage forment une famille de pêcheurs et d’artisans de la pêche depuis la fin des années 1800, dans la région. Ils sont actifs en pêchant, en opérant une poissonnerie et oeuvraient, auparavant, dans le monde de la restauration. Nous les avons rencontré pour dresser leur portrait.

Quatre générations de Lepage ont donc pêché les eaux de la Baie Georgienne pour nourrir la population. Bernie Lepage nous disait quant à l’héritage familial : « mon grand-père était forgeron à Penetang quand il a commencé à aller pêcher (professionnellement). Après, mon père, moi, et maintenant Jacques (son fils) on est nés sur le bateau, c’est notre vie ».

Comme le métier de pêcheur est saisonnier, ils se doivent d’en tirer profit au maximum. Bernie, Jacques et leur employé quittent habituellement le port de la Baie du tonnerre vers 6h du matin, avant de revenir avec une variété de poissons vers les 15h, 7 jours par semaine, à condition que la météo soit adéquate. Ils procèdent à la pêche commerciale dès que c’est possible au printemps jusqu’en octobre.

Cette année, selon Bernie, les poissons ont été plus difficiles à trouver: « Avec le printemps qu’on a eu, les poissons s’en allaient partout, comme la baie prenait du temps à réchauffer, ils s’éparpillaient. Quand c’est plus chaud, c’est plus facile de les trouver (puisque les poissons modifient leur trajectoire selon la température de l’eau, ils cherchent le froid) ».

Au fil des années, les Lepage ont du acheter plusieurs embarcations pour pouvoir sortir au quotidien et aller pêcher aux filets: « Avec mon père (Henry), on a eu comme premier bateau de pêche le Bernard Henry, mais c’est aujourd’hui avec le Laurie E. qu’on sort pêcher ». L’embarcation des Lepage, le Laurie E., fonctionne toujours avec un moteur au diésel, réputé pour sa longévité. La construction du bateau de fer, elle, date de 1955: « (le bateau) il est aussi vieux que moi, c’est une année en or, ça porte chance (rire). […] Tout se répare là-dessus, c’est le gros avantage d’avoir le Laurie E., s’il perce, on va le souder, c’est simple et c’est efficace. On est pratiquement capable de tout faire ».

Chaque année, un permis de pêche commerciale du Ministère des ressources naturelles et des forêts de l’Ontario permet aux Lepage de faire partie de cette industrie qui ramène près de 26 millions de livres de poissons par année. Cette même industrie rapportait 234 millions de dollars dans l’économie Ontarienne, en 2011. Actuellement, nous comptons plus de 500 permis de pêche commerciale actifs sur le territoire ontarien.

Passer des eaux à la poissonnerie

Bernie débarque de son bateau chaque après-midi avec la récolte du jour qu’il livre à la poissonnerie. Tous les poissons sont filetés sur place, vendus frais, congelés, ou même fûmés. C’est le moment où Irene prépare avant de vendre le doré, le poisson blanc, et la truite de lac. Plusieurs épices et produits locaux sont aussi offerts sur place.

Irene Ferguson nous expliquait que la qualité de leur poisson en vaut le détour: « La meilleure publicité que nous pouvons avoir, c’est le bouche à oreille. Des gens entendent parler de la fraîcheur et de la qualité de ce qu’ils ont dans l’assiette, ils viennent une première fois et ne veulent plus acheter ailleurs! ». Elle ajoutait: « Ça nous arrive d’avoir des gens de Toronto qui viennent chez nous et qui nous demandent jusqu’à 500 livres de poisson frais, on espère toujours répondre à la demande, parfois ça nous prendra quelques jours de préparation, mais si on nous laisse le temps, on va faire tout en notre possible pour accommoder notre clientèle ».

NDLR: Au moment de terminer l’entrevue avec Irene, une dame est entrée pour y acheter de la truite fraîche, elle disait: « J’ai vu leur bateau arriver au quai de la baie, quand le bateau vient accoster à 15h, je pars de mon chalet pour venir à la poissonnerie, je veux avoir le meilleur choix, le poisson ne peut pas être plus frais, on le voit arriver, on le voit être préparé. Ça fait vingt ans que je viens ici, les Lepage sont devenus des amis ».

Le restaurant de Grand-Père Henry

En 1978, Grand-père Henry a ouvert son restaurant à l’archipel Sans Souci (à l’île Frying Pan, située à 21 km à l’Ouest de Parry Sound). le Henry’s Sans Souci est uniquement accessible par bateau ou hydravion. Une fois la réputation faite, le restaurant a été vendu à l’entrepreneur Paul Elliott, qui l’a opéré durant plus de 25 ans avant de le revendre à son tour. C’est maintenant au tour des Larocque d’en avoir pris possession en 2018.

Barbecue annuel du Canton de Tiny

Le barbecue annuel offert par le Canton de Tiny a eu lieu le 20 juillet. C’est grâce à de nombreux bénévoles et des employés du Canton que cette journée a été une grande réussite. Jaelen Josiah, Bonita Desroches, Maggie Off et Emma Clench du Canton de Tiny étaient en grande partie responsables de la journée communautaire.

Camp Bivouac

C’est le 25 juillet dernier que les bivouaqueux des camps de Barrie, Base Borden, Collingwood et de Penetanguishene ont eu la chance de se rencontrer pour la sortie hebdomadaire. Celle-ci se déroulait au Zoo de Elmvale, là où le plaisir est toujours de la partie.

Journée de plaisir à Balm Beach!

Lors de la Journée de plaisir à Balm Beach le 28 juillet dernier, plusieurs centaines de participants s’amusaient au bord de l’eau. Il y avait de la nourriture, des jeux pour les enfants, un encan silencieux et des kiosques.