Archives Mensuelles: avril 2020

Ghislaine Laurin et Pierre Sarazin autour du monde

Pierre Sarazin et Ghislaine Laurin ont entrepris un très long voyage au mois de juillet 2019. On les retrouve devant la grande pyramide de Gizeh au Caire en Égypte.

Maxime Pronovost

Ghislaine Laurin, originaire de Lafontaine et Pierre Sarazin, d’Ottawa, quittaient le Canada en quête d’aventures autour du monde en juillet dernier. Un voyage d’un an était prévu. Elle, travaillait en éducation comme chargée de projet et a quitté son emploi pour mieux voyager avec son amoureux. Lui, un professeur qui se permettait une sabbatique afin de connaître une aventure immense avec sa blonde.

Le couple a visité le Cambodge et le Viet-Nam auparavant, ce qui était suffisant pour avoir la piqûre: « On était en bonne position pour partir pour un an, on savait qu’on pouvait voyager ensemble » disait Ghislaine en entrevue.

Départ en douceur

Ainsi, ils sont partis de Toronto, pour arriver à Londres, pour quelques jours, puis Prague en République Tchèque, pour ensuite aller vers la Pologne, Ghislaine disait à propos de la Pologne: « […] l’histoire de la Deuxième Guerre Mondiale est passionnante, on en a profité pour voir les sites historiques, il faut voir ça ». Pierre ajoutait: « […] Les beignes polonais sont incroyable (rires) […] par la suite on est allé en Slovaquie, en Hongrie et en Ukraine… on ne ressentait pas le conflit récent avec la Russie (un conflit armé, après que la Crimée a été annexée à la Russie), c’était saisissant, les vestiges du communisme sont toujours présents, il y avait des bunkers nucléaires, c’était aussi vraiment intéressant de visiter Tchernobyl et les lieux de l’accident nucléaire […] c’est le coin qu’on a apprécié le plus de l’Europe ». L’Europe de l’Est leur a semblé fort intéressant, néanmoins, cette région du globe pose parfois un défi de taille alors que peu de gens parlent l’anglais à l’extérieur des milieux touristiques.

En se rendant en Turquie pour trois semaines, ils ont connu un énorme changement culturel: « c’était intéressant et extrêmement différent que ce que nous vivons à tous les jours».

Un coup dur

Puis c’est en se rendant à Chypre, une île dans l’est de la mer Méditerranée, que les plans ont entièrement été chamboulés. « […] Dans les premières 48 heures, on s’est fait voler tous nos bagages, pu de capacité d’acheter des choses. Il nous restait quand même les passeports et l’argent. Plus de vêtements, plus d’ordinateur pour le travail ». Il faut savoir que Chypre est une île très, très dispendieuse et de se rééquiper pour l’entièreté d’un voyage était une idée absurde. Comme l’expliquait Pierre: « Ça aurait coûté moins cher de prendre un vol aller-retour à Toronto et acheter un portable avant de revenir à Chypre… alors on est simplement revenu à Istanbul, donc retour en Turquie ».

Ghislaine disait: « Perdre nos sacs, c’était comme perdre notre maison, on avait prévu 48 litres de bagages… on a été orienté par des contacts, on se débrouillait avec google translate, en Turquie ils ne parlent ni anglais, ni français, c’était un moment difficile. Puis on s’est demandé si on retournait au Canada ».

Pierre: « Moi, je voulais revenir au Canada, mais Ghislaine et moi, on a fait un roche-papier-ciseau… est-ce qu’on continue? C’est elle qui a gagné alors on a continué notre voyage […] sans dire qu’on est heureux de s’être fait voler, ça a remis toutes les choses en perspectives ». C’est une leçon qu’ils tirent de cette expérience: « on a arrêté d’acheter des choses qui valent cher, on utilisait beaucoup plus nos ressources en fonction de nos besoins ». « Trouver du déodorant en Turquie, c’est difficile… mais un bikini c’est impossible ».

Poursuivre la route

Une fois rééquipés pour continuer leur voyage au Proche-Orient, Ghislaine et Pierre se sont rendus en Jordanie, un pays coup de coeur, entouré par l’Arabie saoudite, l’Irak et la Syrie: « c’était là aussi une nouvelle culture pour nous, tout est tellement différent, mais les gens étaient super accueillants et gentils ». « On entend parler de ces coins-là du monde à travers les nouvelles américaines et on se fait décrire des pays arabes d’une façon qui nous laisse une mauvaise impression, pourtant il y fait beau, le monde y est agréable et on a passé du bon temps ».

Puis ils ont réalisé le rêve de plusieurs, aller en Égypte, particulièrement au Caire pour y voir les pyramides: « On y a passé une semaine, c’est très très pollué, très achalandé. L’Égypte, une fois sur place, ça coûte rien, alors il y a beaucoup de monde, c’est carrément envahissant ». En effet, une certaine réputation précède les marchés publics d’Égypte, où l’ambiance est chaotique: « Après 10 minutes il fallait sortir. Trop de bruit, trop de gens, trop de couleurs, trop de pollution, trop de poussière, trop de chaleur » disait Ghislaine.

Ils ont pu constater le problème de surpopulation mondiale qui cause son lot de difficultés. Pour Pierre et Ghislaine, aller prendre le thé en Égypte est une nécessité, Pierre disait: « J’comprends la culture d’aller prendre le thé: c’est un moment de paix ». Pierre complétait en disant: « C’est carrément traumatisant d’y voir autant de pollution, il y a aussi beaucoup de pauvreté, ça se voit, ils ne cachent rien. La chaleur y était accablante, là-bas, respirer fait mal, c’est trop pollué, y a des champs de plastique à perte de vue ».

Trois pays au sud du continent africain ont été visités par la route, en voiture. Le Kenya, l’Afrique du Sud et le Lesotho. C’était un rêve qu’ils chérissaient que d’aller faire des safaris. L’un était organisé, à la réserve nationale du Masai Mara au Kenya, pour 3 jours. L’autre était en toute liberté, au parc national Kruger, en Afrique du Sud, reconnue comme une des plus grandes réserves animalières au monde, qui regroupe le « big five »: les lions, les éléphants, les léopards, les rhinocéros et les buffles. « Nous avons vu plusieurs autres animaux : des girafes, des zèbres, des antilopes, des guépards, des phacochères, des hyènes, des hippopotames, des crocodiles, des babouins. C’était vraiment beau de les voir dans leurs habitats naturels ».

« Pour la nourriture, dans les endroits ruraux du Kenya, on trouvait toujours des fèves et du riz, et du riz et des fèves, sinon, de bons fruits de mer frais lorsqu’on s’est retrouvé sur le bord des océans. Le reste, c’était de la bouffe typique, des restos typiques ».

Au sommet du monde

Accéder au sommet de l’Everest commence par atterrir à l’aéroport Tenzing-Hillary, à Lukla, au Népal. Il s’agit d’un aéroport en altitude, entre les montagnes, une seule et même piste de décollage et d’atterrissage, avec la population du village à moins d’une vingtaine de mètres de la piste, qui donne vraiment l’impression d’être trop courte. Les pannes d’électricité qui coupent la communication entre le centre de contrôle et les pilotes, à Lukla, c’est chose courante. Les vols y sont fréquemment annulés en raison de la présence des nuages sur la piste.

« On a décidé d’y aller pour faire un «trek» dans l’Himalaya, au Mont Everest, au Népal. C’est un des plus beaux moments de notre voyage et c’est très demandant psychologiquement. Au lever du soleil on se réchauffait tranquillement, et aussitôt que le soleil commence à baisser, on commence à geler. On soupait à 18 h, tout de suite après on allait se coucher, parce que le seul moyen d’avoir de la chaleur, c’était d’être dans un sac de couchage. 12 jours à avoir froid, à ne pas se laver, parce que l’eau est gelée, puis à un moment, il n’y a plus d’eau courante, tu développes des symptômes étranges constamment en raison de la sécheresse, comme le nez qui coule. Ça vaut totalement le coup, parce que les paysages sont incroyables et changent à mesure que tu grimpes. Ça n’a pas de sens comment c’est beau, plus tu montes plus l’air se faire rare, c’est un des plus beaux moments, le climat ne rend pas ça facile, mais la marche en montagne n’avait rien de trop compliquée, l’expérience est super. Physiquement, ce n’était pas trop demandant ». Au moment de repartir de Lukla pour rejoindre Katmandou, l’aéroport a dû stopper ses vols en raison de la présence de nuages sur la piste, un phénomène qui peut poser de nombreux problèmes vu la taille du village qui n’est pas équipé pour recevoir trop de touristes en même temps.

Le nord et le sud de l’Inde

Pierre disait: « […] on a passé un mois en Inde, le nord et le sud, c’est pas le même pays, ce qu’on connaît de l’Inde, essentiellement, c’est le nord, avec trop de gens, la saleté, les vaches partout. En Inde les gens parlaient anglais, ils étaient accueillants, ils sont vraiment dans ta bulle.

Entrecoupé par les fêtes, Ghislaine et Pierre ont voulu surprendre leurs familles et sont revenus passer les fêtes au pays: « On a réalisé qu’il nous manque absolument rien ici au Canada, de revenir pour les fêtes, c’était un choc, revenir dans l’abondance, quand t’es habitué à ne pas avoir d’eau chaude pour prendre une douche, on prend conscience de la consommation dans le temps des fêtes ici ».

Il faut avouer que les fêtes aux Canada changeaient définitivement de ce qu’ils ont vu en visitant le Gange, soit le plus grand fleuve sacré au monde: « […] les crémations, c’était un choc, le fleuve est sacré pour le peuple indien, alors ils lavent les corps morts, les cendres sont jetées dans le fleuve […] pour les indous c’est important de mourir sur le Gange, les vaches sont lavées là aussi, c’est étrange de notre point de vue ».

À suivre…

Ginette Pelletier : artiste visuelle du Nipissing à la Huronie

L’initiative de dessiner ou de peindre un arbre par jour relance l’artiste, Ginette Pelletier, dans un nouvel élan créatif.

Si à l’époque les voyageurs ont fait le trajet du Nipissing à la Huronie à coups de rames, c’est à coups de pinceau que l’artiste visuelle Ginette Pelletier a fait le sien. Son parcours la conduit aujourd’hui à sa première exposition solo intitulée Un jour, un arbre et dont le vernissage est prévu pour juillet 2020.

Joëlle Roy — Initiative de journalisme local – APF – Ontario

Ginette Pelletier a aménagé sa pratique dans les eaux de la baie Georgienne, bien connues pour leurs propriétés créatives et inspirantes. Son œuvre débridée s’appuie sur une formation solide acquise dans le Nipissing, alors qu’elle habitait Sturgeon Falls.

L’Université du Nipissing et le Collège Canadore de North Bay, terreaux fertiles pour l’apprentissage d’une jeune femme arrivée de Montréal, ont cultivé en elle une appréciation de l’art canadien ainsi qu’une maîtrise approfondie des techniques et des rudiments de l’art visuel.

Avant la fin de cette première année universitaire, où elle s’affairait à terminer un diplôme en psychologie, les arts l’ont prise par les sentiments : «Ça m’a vraiment foudroyée. J’étudiais en psychologie pour me préparer à un bon job. En avril de ma première année, je me suis réorientée vers une double majeure en arts et en psycho», raconte Ginette Pelletier.

Un premier mentor marquant

Son premier mentor, rencontré dans ce Nord formateur, a été nul autre que Keith Campbell. Originaire de North Bay, artiste céramique récompensé à de multiples reprises, il lui a inculqué des connaissances qui ont permis à Ginette Pelletier de faire ses premières armes en sculpture. Auprès de ce maître, l’artiste a affirmé sa créativité dans une pièce baptisée L’esprit du lac Nipissing.

En 2014, l’artiste s’installe au sud de la baie Georgienne, dans la région de Midland. On remarque d’ailleurs, dans l’œuvre de Pelletier, l’influence de la nature qui l’entoure. Pour marquer cette transition, Ginette crée une autre sculpture qu’elle appelle L’esprit de la baie Georgienne. Puis, sa créativité prendra la route du dessin et de la peinture.

Un tournant de 180 degrés s’amorce lorsque l’artiste découvre la communauté de l’école et galerie d’art Quest, à Midland. Là-bas, Ginette Pelletier rencontre sa prochaine mentore, Jill Price, avec qui elle s’embarque dans un voyage au-delà de la technique.

Pour tout créateur vient le jour où il faut sortir de la formation et prendre le chemin vierge de sa propre création.

Expositions et inspiration

Jill Price a joué un rôle déterminant dans l’œuvre Pelletier. Parmi les premières manifestations de la touche personnelle de l’artiste, on trouve la peinture Leaving Northern Ontario.

«J’y voyais le début des montagnes… la perspective que l’on voit quand on entre à North Bay par la route 63», explique l’artiste. Cette peinture, qui marque ses adieux au Nipissing, est tombée dans l’œil de la regrettée Paulette Gagnon qui, de passage en Huronie, l’a achetée sur le coup.

Ginette Pelletier a poursuivi son exploration à travers diverses méthodes et divers outils. Ses participations à des expositions collectives ne cessent de se multiplier. Au cours des deux dernières années, Ginette Pelletier a exposé en duo deux fois, des événements qui ont suscité un élan de création sans précédent chez l’artiste, suivi d’un épuisement d’inspiration.

Dans le but de se sortir de ce gel, Ginette s’abandonne à un conseil entendu dans un cours pour stimuler le déblocage : la recette consiste à s’adonner à un seul thème de création, quotidiennement, pendant cent jours. L’exposition Un jour, un arbre témoignera de ce cheminement dans l’exploitation du sujet choisi.

Déjà lancée dans une nouvelle course créative, Ginette Pelletier espère tenir le vernissage de sa première exposition solo le 16 juillet à Lafontaine, si la COVID-19 le permet. Après ce confinement, vivement une balade dans la forêt de l’imaginaire!

Weed Man: pour l’entretien de votre pelouse

Sara Gardner et Éric Chicoine propriétaires de la compagnie Weedman sont en présence de leur fidèle compagnon Fergus. Ces derniers offrent entre autres des services d’aménagement paysager. Malheureusement en ce temps de pandémie, des restrictions sont entrées en vigueur de façon temporaire pour ce type de services.

Maxime Pronovost

La neige maintenant fondue sur les terrains de la région, plusieurs passent désormais aux choses sérieuses avec leur aménagement paysager. Pour Éric Chicoine et Sara Gardner, le couple propriétaire des succursales Weed Man de Tiny, Midland et Orillia, c’est le moment de l’année où on retrouve tout l’équipement, maintenant prêt à servir. Depuis bientôt 15 ans, le couple s’occupe des terrains de 1700 clients de partout en région en plus de pouvoir compter sur 9 employés.

Que ce soit la fertilisation de la pelouse, le traitement des mauvaises herbes, l’aération, ou d’ensemencer le gazon, les services offerts par Éric et Sara permettent à plusieurs de reprendre le contrôle sur la santé du terrain après un hiver parfois ravageur.

Depuis leurs premières années à s’occuper des pelouses, ils ont pu observer la règlementation ontarienne changer entièrement : « il faut savoir que tout a changé depuis 10 ans, on n’utilise plus les herbicides traditionnels, il n’y a plus d’insecticides en Ontario qu’on peut utiliser. Les premières années c’était très difficile, il n’y avait pas de produits alternatifs». L’interdiction de l’utilisation d’insecticides et d’herbicides rendait effectivement la tâche difficile à plusieurs résidents, même que certains se tournaient vers des produits américains interdits au Canada pour contrôler l’apparence de leur terrain. Désormais, des produits existent et en respect de la nature, il est possible de se débarrasser des mauvaises herbes: « Heureusement, depuis 5-6 ans, on a accès à une entreprise allemande qui fabrique un produit spécialisé éco-responsable, qui tue les mauvaises herbes, qui n’abîme pas la pelouse. C’est un produit à base de fer qui a un impact mineur sur le gazon, mais qui tue les mauvaises herbes ».

Pour que ça pousse bien

Par contre, en voulant bien faire, plusieurs clients ont commis des erreurs, pour eux, gageons que rien ne vaut l’appui d’un spécialiste: « On voit de plus en plus de gens acheter des herbicides non sélectifs. Ce sont des produits qui tuent les mauvaises herbes, mais aussi le gazon, ce sont de petites bouteilles qui nécessite un arrosage précis, sur une mauvaise herbe à la fois, les gens ne lisent pas toujours les instructions sur les bouteilles, donc ils arrosent massivement et tuent les mauvaises herbes et tout le gazon qui entoure, ça fait des ronds jaunes sur le terrain et ils nous appellent. On a l’équipement, mais aussi les connaissances pour s’occuper de tout ça. Aussi, certains brûlent l’entièreté de leur gazon, souvent avec beaucoup trop d’engrais… on voit que les gens coupent trop court et ça brûlent les pelouses, en plus d’ajouter des mauvaises herbes. Chez nous, on donne des conseils à nos clients, ils auront du beau gazon ».

Depuis la pandémie

Quelques changements ont été apportés pour mieux répondre à la réalité depuis la pandémie de COVID-19: « Notre avantage, c’est qu’un travaille seul et part avec un camion et l’équipement, et au lieu de facturer sur place, comme avant, on envoie maintenant la facture par courriel. De cette façon-là, on minimise les contacts, mais en général on devrait être bon pour opérer exactement comme à l’habitude ».

Quelques annulations ont eu lieu, on est chanceux y en a plusieurs qui renouvellent à l’automne, ils prévoient d’avance pour avoir un plus gros rabais. D’autres renouvellent nos services en février.

Pour obtenir les services des spécialistes des gazons dans la région, communiquez avec Éric Chicoine et Sara Gardner de Weed Man au 705-526-5977.

Le L. A. Café sous le radar des mesures d’aide gouvernementale

La restauratrice Gloria Caverley sert sa clientèle par la fenêtre, une adaptation avec le sourire!

Le confinement et la fermeture des commerces non essentiels mettent en péril les entreprises familiales. Bien sûr, les gouvernements viennent en aide aux petites et moyennes entreprises (PME), mais en visitant le petit restaurant L. A. Café de Lafontaine, nous constatons que certains petits marchands tombent dans les craques.

Joëlle Roy — Initiative de journalisme local – APF – Ontario

Malgré la précarité de la situation financière de son entreprise, la propriétaire du petit restaurant situé au cœur du village de Lafontaine, Gloria Caverley, se soucie en premier lieu de la santé de la communauté. «Je suis contente de faire ma part. C’est la bonne chose à faire pour qu’on s’en sorte», indique-t-elle.

Une attitude tout à fait admirable devant le constat que la pérennité de son restaurant s’avère menacée. Combien de temps va-t-elle tenir le coup? Elle répond sans hésitation : «Tant que je pourrai!».

Le taux de fréquentation du L. A. Café est passé de quelque 30 à 8 clients par jour. Heureusement, l’établissement possède une fenêtre sur le côté du commerce pour servir la clientèle clairsemée. Au début de la crise, elle accueillait jusqu’à six clients à la fois dans l’établissement, jusqu’à ce que les mesures resserrées l’obligent à trouver une autre solution.

Pas d’aide de l’État

Ces temps extraordinaires ont suscité une aide gouvernementale sans précédent pour les PME qui ont perdu plus de 30 % de leur chiffre d’affaires. Gloria Caverley estime avoir enregistré une baisse de profits de près de 80 %.

L’aide de l’État lui semblerait appropriée et plus que bienvenue, mais un immense «hic» intervient, à son grand désespoir : pour obtenir l’aide proposée, il faut que le commerce débourse un minimum de 50 000 $ en salaires par année, ce qui n’est pas le cas du L. A. Café. Il s’agit, en fait, d’une situation qui touche plusieurs petites entreprises familiales.

L’aide provient aussi de banques et institutions financières qui veulent également alléger le fardeau des gens d’affaires. Le coup de pouce prend plusieurs formes : réduction du taux d’intérêt, report d’une date de paiement ou encore un prêt à taux avantageux. Encore là, si l’entreprise a eu recours au financement d’un particulier, les mesures passent à côté.

Acheter local et contribuer

En restauration, il devient de plus en plus impératif de se tourner vers la livraison. Mais encore faut-il que les propriétaires soient habiles avec les outils virtuels et les réseaux sociaux, ce qui n’est pas acquis dans tous les petits commerces familiaux qui évoluent plutôt grâce au bouche-à-oreille.

Comme effort de guerre, Gloria Caverley s’est inscrite sur certaines plateformes telles que Trip Advisor et Heart of Georgian Bay, en souhaitant que la nouvelle de son ouverture fasse son bonhomme de chemin.

Pour les gens qui ne sont pas eux-mêmes en difficulté financière, pourquoi ne pas encourager les petites entreprises locales? On peut commander quelques fois par semaine pour faire notre part. Par exemple, des voyageurs revenus récemment de la Floride ont fait un arrangement avec le L. A. Café : Ils commandent par téléphone, paient par carte de crédit et on dépose leur repas sur le capot de leur voiture alors qu’ils sont garés dans le stationnement du restaurant.

Le monde tourne au ralenti? C’est le moment d’aiguiser votre crayon et de contribuer à informer votre communauté! L’IJL Ontario est à la recherche de pigistes capables d’écrire des articles d’environ 500 mots sur ce qui se passe dans la francophonie ontarienne. Écrivez-nous!