Archives Mensuelles: mai 2020

Portait Jean-François Robitaille et l’ingénierie de Tiny

Jean-François Robitaille à l’entrée du bureau municipal du Canton de Tiny.

Maxime Pronovost

Jean-François Robitaille est directeur de l’ingénierie au Canton de Tiny. Originaire de Lafontaine et maintenant résident d’Elmvale, le jeune père de famille est revenu dans la région après avoir passé près de 10 ans au Conseil scolaire Viamonde, à l’immobilisation. L’ingénieur en mécanique a trouvé sa voie au sein de l’organisation du canton, à veiller à la continuité des projets divers, qui touchent aux travaux publics.

«C’est quoi un directeur de l’ingénierie au Canton de Tiny? Qu’est-ce que ça fait?».

Avant même d’aborder son poste et ses tâches, Jean-François rappelait la taille du Canton de Tiny: « […] Tiny, c’est une grande superficie. On a beaucoup de parcs, 16 systèmes d’eau potable, 12 ponts, 70 km de route, la population n’est pas celle d’une grande ville comme Toronto ou Barrie, mais il y a beaucoup à s’occuper ». Toutes les constructions publiques imaginables dans le Canton ont besoin d’entretien et de réparation, ont besoin d’être changées et d’avoir des améliorations.

« Mon emploi est relativement nouveau, ça fait deux ans que le poste existe. Il a été fait pour venir en aide au département de travaux publics, et pour aider aux infrastructures au Canton. Ça touche à tout ce qui a besoin de travaux publics, que ce soit le drainage, les systèmes d’approvisionnement en eau potable, je m’implique aussi dans la supervision des nouvelles constructions, mais aussi des routes. Je fais la gestion des liens, j’établis les priorités dans les projets. Je présente les projets au conseil municipal et on fait des prévisions budgétaires, on fait les liens avec la construction, avec les ingénieurs ».

Dans le passé, le canton aurait, apparemment, beaucoup dépensé en gestion externe. De créer son poste permettait au Canton de Tiny de garder un oeil sur la gestion de façon interne.

Comme Jean-François le rappelait, sa formation d’ingénieur et son expérience lui permettent d’en connaître sur tout ce qui touche les projets avec les infrastructures. Son emploi l’amène aussi à appliquer aux diverses subventions gouvernementales afin d’entreprendre les projets: « Il faut aussi faire affaires avec les firmes d’ingénieurs, on fait affaire avec les experts. À force de faire affaires avec eux, on finit par toucher un peu à tout ».

Un attachement au Canton

« J’aime ça travailler pour la communauté, ma famille a beaucoup d’histoires ici. J’ai de la famille et des amis qui ont travaillé ou qui travaillent pour le Canton, le pavillon à Lafontaine porte le nom de mon père, c’qui fait que j’ai beaucoup d’histoire au Canton et ça fait vraiment plaisir d’aider à améliorer mon chez nous. J’aime ça parce que j’suis toujours à apprendre un paquet d’affaires, il faut toujours apprendre, il faut se tenir au courant et c’est toujours intéressant».

L’avenir

L’ingénieur a abordé l’avenir avec un bel enthousiasme, mentionnant que dans les prochaines années on devra réparer tout ce qu’on entreprend actuellement comme travaux, mais il mentionnait également qu’au Canton ces jours-ci, il y a beaucoup de chalets qui sont convertis en résidences permanentes, et le nombre d’habitants qui passent l’année dans la région est en augmentation: « Beaucoup de gens viennent prendre leur retraite dans la région, ce qui était un chalet est maintenant leur résidence à l’année, et les gens veulent plus de services, les gens veulent un accès asphalté et ils en font la demande ».

Des tuyaux et

un nouveau bureau

« À Lafontaine, il va falloir remplacer les tuyaux d’eau potable, y a plusieurs phases à ça, c’est de gros projets qui s’en viennent. […] Le Canton veut aussi construire son nouveau bureau (administratif), on a pu de place, on cherche à déménager à un autre site et avoir un bureau moderne, plus grand et mieux adapté ».

Parler du Canton avec Jean-François Robitaille, c’est de découvrir une personne qui a à coeur sa région et qui en connaît énormément quant aux coulisses de tout ce qui s’y construit. On lui souhaite, à lui, sa famille et ses collègues, une superbe continuité.

Les propriétaires riverains: s’associer pour le mieux-être

Janice Murton, directrice de l’Association des propriétaires riverains de Lafontaine.

Maxime Pronovost

L’Association des propriétaires riverains de Lafontaine (traduction libre de Lafontaine Area Shoreline Homeowners Association) fait parler d’elle depuis un certain temps et pour maintes raisons. L’organisme sans but lucratif représente ses membres auprès de toutes instances. Nous avons voulu en savoir plus sur sa raison d’être et ce qui motivait ses membres quant à faire partie de l’Association. Janice Murton, la directrice de l’Association, nous rencontrait pour discuter de cette Association mieux connue sous l’acronyme LASHA.

Ce sont 210 membres qui forment l’Association. La communauté totale comprend 185 résidences en bordure de la baie et 1 000 résidences hors plage dans le secteur riverain de Lafontaine entre Trillium Lane et la 18e concession. L’Association a été créée en novembre 2015 à la suite de l’adoption d’un plan stratégique par le conseil municipal de Tiny et vise la participation communautaire alors que cette zone riveraine spécifique n’avait pas d’Association organisée qui la représentait. Comme le mentionnait Janice: « Ça pose problème que plusieurs personnes vivent dans le même voisinage depuis 15 ou 20 ans et ne se connaissent pas, en se rencontrant et en parlant, on arrive à mieux comprendre les besoins des propriétaires riverains, on arrive ensemble à mieux s’informer et à trouver des réponses en fonction de ce que veut savoir la communauté ».

À titre d’exemple, l’Association a permis notamment d’informer de nouveaux résidents de chalets saisonniers quant aux fausses sceptiques: « C’est pas évident pour certaines personnes que d’arriver dans un nouvel endroit en sachant qu’il faut s’occuper de ces choses-là, c’qui fait que dans l’Association, on en discute lors de rencontre, généralement aux 2 mois ».

L’Association a pour mandat d’être proactive à l’égard des défis et des inquiétudes que peuvent rencontrer les résidents. « On s’organise pour informer […] pour la végétation autour des maisons et des chalets, l’an dernier on a pu organiser une rencontre avec des spécialistes pour rester informés et mieux réagir ».

Un niveau de l’eau

qui inquiète

Comme nous disait Janice: « Je n’ai jamais vu le niveau de l’eau être aussi haut que présentement, à certains endroits, comme à la 18e concession, il n’y a plus de plage, pas loin de là, c’est carrément des maisons qui sont inondées et il n’y a rien à faire. On sort l’eau du sous-sol et on constate que ça rentre aussi rapidement que ça sort, c’est vraiment le niveau de l’eau qui apporte ce problème-là ».

L’érosion des berges a effectivement de quoi inquiéter. Dans une autre entrevue, Jean-François Robitaille, directeur de l’ingénierie au canton de Tiny, nous disait: « Le niveau de l’eau de la Baie Georgienne est très élevé et ça a grugé beaucoup de terrain à bien des endroits, on a réparé récemment, mais on est vraiment mal pris en voyant ça, on ne contrôle pas le niveau de l’eau… et l’eau c’est puissant ».

Certains résidents sont éprouvés par la situation: « Un d’eux ne sait plus quoi faire, face aux inondations. Il se demandait s’il devait vendre » nous disait Janice.

Un accès à Internet restreint

Une bonne partie du secteur dont font partie les membres de l’Association des propriétaires riverains de Lafontaine connaît le phénomène de la fracture numérique, soit d’avoir un accès à Internet limité, voire inexistant à certains moments. Ce qui pose son lot de problèmes, particulièrement à l’ère de la pandémie de COVID-19. D’avoir un accès limité à Internet au moment où le système d’éducation passe momentanément uniquement par Internet, c’est un problème grave. À noter que certains propriétaires habitent à l’extérieur du pays, ce qui vient compliquer la surveillance de leur domicile sans Internet. L’Association leur a permis de rester en contact avec des résidents proches, pouvant les rejoindre autrement.

L’union fait la force

Au-delà de partager les inquiétudes susmentionnées, l’Association permet aux résidents de nouer des liens lors de « block parties » organisés à certains moments de l’année, comme à la fête du Canada, où à l’habitude, des feux d’artifices font briller le ciel au bout de la 16e concession. « On est là pour former une communauté, pour resserrer les liens entre les gens et pour avoir du plaisir, on invite les gens à se joindre à nous ».

Ghislaine Laurin et Pierre Sarazin autour du monde: Partie 2

On retrouve Ghislaine Laurin en Thaïlande lors de leur grand voyage et elle disait: «Nous voyageons aussi pour la bouffe! Il n’y a rien de mieux qu’un repas traditionnel thaïlandais de pad thai et de caris pour plaire aux papilles gustatives»!

Maxime Pronovost

Thailande,

début du coronavirus

Pour le couple, le voyage s’est poursuivi en Thaïlande: « c’est facile la Thaïlande après l’Inde, la bouffe était plus variée, quand tu manges super épicé pendant un mois, d’arriver en Thaïlande où c’est pas cher, de pouvoir manger des nouilles, ça fait changement et ça a fait du bien ».

« Bangkok ça ressemblait à Disneyland à comparer de l’Inde » comme disait Pierre. À mentionner que pour les voyageurs qui font du « backpacking », l’Inde représente une des destinations les plus complexes pour une multitude de raisons, pour une question d’hygiène et de nourriture. La Thaïlande, bien que très populeuse aussi, permet quand même d’avoir accès à une immense variété de nourriture dûe à une très forte popularité du pays pour le tourisme.

« On y restait un mois en Thailande et on a appris l’existence du premier cas de coronavirus le 26 janvier, pendant qu’on était en retraite de méditation. Une personne à Bangkok avait le virus. On riait un peu de ça, on ne prenait pas ça au sérieux, on était dans un pays où les gens n’en parlaient pas…. Y avait des cas, mais l’endroit était bourré de touristes et personne n’en faisait un cas. […] Au début on croyait que c’était une maladie de pays riche, comme une grippe qui se déplace, mais en réalité ça affecte tout le monde. Finalement c’est l’entièreté de la planète qui est touchée ».

Tester tout le monde

Ghislaine et Pierre se déplacent désormais vers le Laos, un pays communiste où les temples bouddhistes sont nombreux, l’architecture y est attrayante et les paysages montagneux semblent appartenir à un autre monde.

« Au Laos, le pays le plus pauvre de l’Asie, on s’attendait à de belles choses, c’est un endroit vraiment pas cher où les voyageurs vont pour boire et faire la fête. Le Laos semble délaisser sa culture au profit du tourisme. Là-bas, il y avait une certaine organisation qui se créait autour du coronavirus. À l’entrée et à la sortie du pays, ils prenaient la température de tout le monde avec des appareils infrarouges ».

Plusieurs barrages routiers ont été érigés à plusieurs endroits dans le monde pour tester les gens qui présentent des symptômes de la fièvre. Le test s’est montré très efficace pour détecter rapidement la température des gens. En Chine, lorsqu’une personne fiévreuse était attrapée lors d’une opération de barrage, on l’envoyait directement dans un hôpital sans plus tarder, la personne allait être séparée de ses proches immédiatement et placée à l’écart du reste de la population non-affectée.

Australie, Nouvelle-Zélande et retour imminent

Avant la Nouvelle-Zélande, Ghislaine et Pierre passaient trois jours en Australie, un simple détour qui leur a permis de visiter rapidement la Gold Coast et Brisbane: « En Australie, y avait rien comme restriction, pas de question, on nous souhaitait la bienvenue et c’était tout ».

Une fois en Nouvelle-Zélande, ils ont fait l’achat d’un Mazda MPV avec un évier et un lit pour mieux voyager: « c’est facile d’acheter une fourgonnette modifiée en campeur, les gens achètent ça et le revendent en partant. La Nouvelle-Zélande est très dispendieuse et en fonction de notre budget, on essayait de surveiller le plus possible, surtout après s’être fait voler au début du voyage, on a revu notre façon de consommer (rires) ».

« En Nouvelle-Zélande le 13 mars, on nous donnait un dépliant, si on faisait de la fièvre, on se faisait dire « appelez-nous en cas de symptômes » on a senti la panique augmenter rapidement ».

Ghislaine et Pierre sont restés une semaine et demie en Nouvelle-Zélande et y ont vu des changements majeurs dans toute la réaction du gouvernement et du peuple face au virus: « en 48 heures on a vécu tout un changement, au début, il n’y avait rien. Ensuite, on a entendu qu’il fallait rentrer au pays au plus vite. Ça a été de l’anxiété pendant 4 ou 5 jours. Au début il n’y avait pas de panique, ça c’est quand il n’y avait pas encore de restrictions. En allant en Nou-velle-Zélande, le but était d’y passer 6 semaines, en réalité on a passé 11 jours à planifier le retour. On a quand même pu faire une randonnée.

On était au sud de l’île au départ, et on devait quitter à partir du nord de l’île pour notre vol. Se rendre à l’aéroport, c’est 20 heures de route, plus un traversier, c’était du stress de revenir tout le long. On a essayé d’en profiter comme on pouvait. On ne dormait plus, et il y avait l’effet du décalage horaire avec ça… Puis on voyait les mises à jour de Justin Trudeau sur Internet et on voyait les restrictions canadiennes augmenter ».

Puis les messages de Justin Trudeau les interpelaient directement: « Les canadiens, si vous êtes à l’étranger, c’est le temps de revenir ». Selon eux, techniquement, il aurait été correct de rester en Nouvelle-Zélande: « on était en sécurité, on dormait dans le campeur, le premier réflexe était de rester là-bas. C’était impressionnant la rapidité de réaction quant aux niveaux d’urgence, en 48 heures ils ont tout fermé. Ils sont passés d’aucune restriction à faire un lock-down complet, rapidement. Une amie nous a appelés, elle travaillait au gouvernement néozé-landais et nous a dit « Sortez du pays au plus sacrant ».

Ajoutez à ça le fait qu’il leur fallait vendre la fourgonnette avant de revenir au pays, ce qu’ils sont arrivés à faire sans trop de complications.

21 heures de vol de Auckland à Los Angeles, Chicago, puis finalement Toronto. L’inconfort tout au long du retour était constant: est-ce qu’ils allaient attraper le virus: « Les gens nettoyaient tout dans l’avion avec des lingettes ».

Du 15 juillet 2019, à la fin mars, leur périple a pu durer 8 mois et demi. Ils n’ont pas pu compléter leur itinéraire tel que souhaité: « On voulait aller en Indonésie et au japon, visiter quelques états américains ». Gageons que ce n’est que partie remise.

Au moment de l’entrevue, Ghislaine et Pierre étaient en isolement à Trenton, dans un appartement. Pour eux, le plus frappant durant le voyage: « […] la désillusion, On a aimé ça, c’est pas aussi romantique que ça en a l’air. Voyager devient toute ta vie et ça devient ton quotidien. Le but, c’était de voir les cultures de partout et de constater comment les gens vivent. On voulait toucher à toutes les grandes régions du monde. J’sais pas comment décrire ça, mais on est devenu plus compréhensifs de la situation des gens. Maintenant, on a hâte de retrouver une routine ».

« On est très chanceux d’avoir un appartement pour s’isoler. Aucune mesure gouvernementale n’a été faite pour s’assurer de notre isolement, certains ne peuvent peut-être pas bénéficier d’un endroit. C’est beau de dire « isolez-vous » mais c’est impossible pour certaines per-sonnes d’avoir accès à ça. Y a des gens qui dorment dans leurs voitures, j’comprends pas qu’il y ait un manque de leadership à ce point là ». Quelques heures plus tard, nous apprenions que le gouvernement avait mis en place des lieux tenus secrets afin de mettre les voyageurs de retour au pays en quarantaine forcée.

Le retour de Ghislaine et Pierre au pays n’a pas été de tout repos. Aux dernières nouvelles ils allaient bien et ne ressentaient pas de symptômes du coronavirus.

Festival du loup 2020: annulé

Le Festival du Loup qui était prévu du 16 au 18 juillet prochain a été annulé comme on peut le constater sur l’affiche tenue par Joëlle Roy et Natalie Desroches. Une décision qui ne surprendra personne compte tenu des circonstances qui obligent les gens à éviter les rassemblements et les encouragent au confinement.

Maxime Pronovost

La 17e édition du Festival du loup devra attendre à 2021, en raison de la crise sanitaire. C’est ce qu’a annoncé la directrice du festival, Joëlle Roy, au moment d’aller chercher les pancartes et affiches qu’avait commandées le Festival. C’est une annonce qui ne surprend pas.

Après le Festival de la tartelette au beurre de Midland et le Festival Folk Mariposa d’Orillia, c’est au tour du Festival du loup d’entamer le pas «par souci de santé communautaire» comme le mentionnait Joëlle. Elle ajoutait à propos des bénévoles: « […] on avait 80 bénévoles l’an dernier, si un seul cas d’infection apparaissait en raison du Festival… on ne veut pas avoir ça sur la conscience. Nous, on carbure aux bénévoles, c’est tenu à bout de bras par des gens qui tiennent au Festival. C’est par respect de la base qu’on doit remettre ça ».

«Tous ceux qui avaient à être consultés l’ont été et personne n’avait d’hésitation, Martin Lalonde du Festival, Ginette Pelletier de La Meute Culturelle, le conseil d’administration, en 48 heures la décision a été prise».

Plusieurs artistes étaient programmés pour cette 17e édition, notamment les groupes Winston Band et De Temps Antan, qui ont donné leur accord pour venir lors de l’édition de 2021. Ne suffit que d’avoir un retour positif des bailleurs de fonds.

« J’ai rejoint les commanditaires et tous nous disent de garder leur contribution et de reporter la commandite pour 2021 ».

« La logistique avec les gens qui montent la tente, les ententes avec ceux qui livrent les toilettes, normalement c’est fait en avril, jusqu’au long week-end de mai, ça semble tôt, mais dans l’organisation, pas du tout. J’ai retardé de deux semaines, je me suis dit qu’on allait voir les nouvelles directives, alors on a laissé passer Pâques. On avait l’impression que le Gouvernement allait mettre de nouvelles limites, mais non, finalement la décision s’impose ».

Des initiatives à poursuivre

Joëlle rappelait que le Festival tient à aller de l’avant pour donner suite à un volet sportif, ce qui a fait la manchette dans nos pages ces derniers mois, avec le projet de créer des parties de baseball en famille: « le confinement est arrivé avant qu’ils aient eu la chance de se rencontrer pour discuter de ce qu’ils voulaient faire plus précisément ».

Une pause pour la directrice

Les tâches de Joëlle Roy sont mises sur la glace jusqu’en septembre, avant de reprendre possiblement pour le prochain événement majeur: «Je serai au chômage. On ne peut pas gaspiller les fonds du Festival, fait qu’aujourd’hui (vendredi 24 avril) c’est ma dernière journée de travail avant de reprendre possiblement à l’automne pour la préparation de Noël au village».

Noël au village

Quant à savoir si l’organisation de la Meute culturelle ira de l’avant avec son événement Noël au village, la date du samedi 21 novembre a été fixée. D’ici là, il faudra suivre le dénouement de cette crise qui chamboule vivement notre quotidien.

Les travaux se poursuivent à la ferme Nicjoli

Lise Gagné a répondu à l’appel de sa passion, celle de faire pousser des fleurs et des plantes de potager. On la retrouve dans sa serre au milieu de ses superbes plantes.

Maxime Pronovost

Lise Gagné était infirmière au Centre correctionnel de Penetanguishene et après 30 années de service, l’idée de la retraite a suffisamment fait son bout de chemin pour la convaincre qu’il lui fallait passer à autre chose. Sa passion pour les fleurs, l’horticulture et le maintien de potagers allait la suivre au-delà de sa carrière d’infirmière. Ainsi est née la ferme Nicjoli, aux coins du Chemin du loup et de la 17e concession. Nous l’avons rencontrée dans sa serre.

Lise offre à la population ses fleurs, une grande variété de légumes, et des herbes fines qui permettront d’agrémenter les plats de tous et chacun.

Elle nous mentionnait avec une certaine fierté dans la voix toute la variété de légumes qu’elle propose: « on fait pousser des tomates, des patates, on commence à partir des graines, tout est fait naturellement. En étant infirmière j’ai compris l’importance de la santé, de la nourriture fraîche pour avoir une bonne alimentation. J’ai aussi des poivrons, de la ciboulette, des oignons, brocolis, chouxfleurs, beaucoup de laitues, des bols de salade qui sont super populaires, on a beaucoup de demandes pour les bols de salades. On a aussi des concombres, du bok choy et plus encore ».

L’horticultrice reconnaît la demande pour les légumes frais: « Vraiment, ma priorité sont les légumes, c’est ce qui est le plus demandé, et j’ai quand même beaucoup de fleurs que je peux vendre en bouquet, on a de superbes fleurs ».

En plus de tout ce qu’elle offre, la passion de Lise Gagné est contagieuse: «J’espère que ça donne le goût aux gens de jardiner, on a les boutures pour ça, alors les gens peuvent venir ici et repartir avec quelque chose à replanter chez eux».

De père en fille

En parlant avec Lise, on réalise que son père, Yvon, lui a transmis l’envie de jardiner, de s’occuper de la nature: « C’est mon père qui m’a inspiré, il s’occupait des fleurs, de son jardin à la maison. Peu après son décès, on m’a donné ses hostas… en les divisant je pensais à lui ».

Inspirée est très certainement le moins que l’on puisse dire: « Depuis le mois de mars, je me lève tous les matins à 5 h. J’ai toujours aimé être infirmière, mais j’apprécie la bonne nourriture fraîche, ça m’inspire, ça me donne beaucoup de joie… j’adore ça être ici et travailler à ce projet».

Projet d’agrandissement

Au total, Lise espère servir la population avec trois serres qui seront éventuellement à sa disposition: « On espère avoir les trois serres d’ici l’automne, ça va être beaucoup de travail » disait-elle en pointant en direction de l’emplacement qui commence déjà à montrer les premiers signes de travaux de nivellement du sol. Les trois serres permettront de faire pousser encore plus de légumes qui sont en grande demande.

Sur les réseaux sociaux

Lise Gagné a ouvert un compte Facebook pour mieux communiquer avec les gens qui ont envie de voir ce qu’elle fait. Elle y prend également des commandes et organise les livraisons: « J’essaye de construire une page que les gens peuvent visiter ». Cherchez Nicjoli Farm sur Facebook, et passez la voir au coin de la 17e concession et du Chemin du loup.