Claudette Paquin

Le confinement n’a pas arrêté les projets du Père Justin Desroches, curé de Lafontaine à la retraite et maintenant résident du Villageois, situé sur un terrain/parc de quelque 40 acres en plein cœur du village de Lafontaine.

Ce terrain jouxte celui de la paroisse où, au fond du cimetière, on retrouve un joli boisé, relativement jeune si on tient compte de la grosseur des arbres qui s’y trouvent.

Ce printemps, le père Justin se promène dans ce boisé et décide d’y tracer un sentier et ainsi profiter pleinement de la nature et du chant des nombreux oiseaux qui y nichent. Il le nomme d’ailleurs « le sentier des oiseaux », et il y installe plusieurs jolies cabanes d’oiseaux.

Ce faisant, il découvre de vieilles vignes, laissées à l’abandon, plantées on ne sait par qui ni quand, et qui courent aujourd’hui un peu partout dans ce boisé. Ah ha! Voici un mystère à résoudre… Le père Justin a sa petite théorie sur l’implantation des vignes en sol canadien-français et il l’exprime par ce petit poème de son cru :

Les origines de la vigne

Louis Hébert

Savez-vous qu’à Lafontaine

Il y a une vigne,

Une vigne inconnue

Une vigne qui dépasse

le temps

Une vigne qui a oublié

le temps.

Une vigne qui ressurgit dans

le temps.

Quelle vigne vous me direz?

Une vigne dont on ignorait

son origine.

Le temps et sa sagesse révèlent dans le temps

Les mains du transporteur et

de l’ingénieur.

Louis Hébert, grand travailleur et cultivateur.

Transportait dans son sac à dos cette plante magique.

Une plante dont le fruit

pouvait réjouir et faire chanter les cœurs.

Venue d’un autre pays,

Ensemencée dans

une terre étrangère

Cette vigne n’a jamais perdu

sa vigueur et son chant.

Elle produit encore son fruit.

Pour la trouver il faut prendre

Le Sentier des Oiseaux

À Lafontaine,

au pays des Hurons.

En effet, si Louis Hébert a apporté des vignes de France au Québec, les aïeux de Lafontaine sont venus de ces villages, Batiscan, Joliette, Ham-Sud, etc. Les prêtres venus dans notre coin pour y amener des colons, ont possiblement apporté des vignes et autres types de récoltes.

Le père Justin nous renvoie au site web :

https://www.laterre.ca/actualites/histoire/louis-hebert-lagriculture

Depuis ce printemps, le père Justin émonde plusieurs des vieilles vignes dans le boisé, nettoie autour pour leur donner accès au soleil, et en coupe des pousses qu’il retransplante dans le jardin du Villageois. Il a aussi donné des jeunes pousses à son frère André. Beau partenariat en vue d’une petite cuvée locale!

Publié le 18 juin 2020, dans Archives. Bookmarquez ce permalien. Commentaires fermés sur .

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