Archives de Catégorie: À la une

Chigamik 2.0

C’est au deuxième étage dans les nouveaux locaux que l’équipe francophone est installée chez Chigamik à Midland. On retrouve Céleste Lalonde, Letitia Jefkins, Céline Reynolds et Julien Laramée.

Spectacle du 1er juillet

La fête du Canada à Barrie attire environ 40 000 personnes chaque année, à cause de la pandémie, la ville de Barrie a offert une programmation sur diverses plateformes numériques. Tout au long de la journée du 1er juillet les gens ont eu droit à des activités et des prestations musicales dont celle de Joëlle Roy de Lafontaine.

Camps d’été en boîte de Tiny

Joëlle Roy

Dans notre dernière édition, nous apprenions que le canton de Tiny annulait ses camps d’été pour offrir un format en boîte. Le programme «Camp in a Box» offre une trousse d’activités pouvant amuser un enfant âgé entre quatre et douze ans. Chacune des huit semaines propose un nouveau thème. Dans ce petit camp en boîte, on retrouve deux heures d’activités divisées en divers types tels que le bricolage, la danse, le sport, la science-techno-math ainsi que la nature.

Chaque boîte contient des matériaux et des directives. Le département récréatif de Tiny mettra sur leur chaîne Youtube des vidéos interactifs pour accompagner les trousses de chansons, de jeux et d’explications et démonstrations des activités. Chaque trousse est vendue au coût de 50 $ et une réduction de 50% est offerte à compter de la troisième boîte.

Prêt de trousses de sport

On pourra emprunter gratuitement des trousses avec de l’équipement sportif pour presqu’une semaine à la fois (du jeudi au mardi). On permet de renouveler le prêt pour une deuxième semaine. Chaque boîte contient le matériel pour pratiquer trois sports. Des directives accompagnent le paquet.

Trousses spéciales

Cette autre catégorie est constituée de boîtes qui amuseront toute la famille autour d’une activité thématique. Il y a quatre différents modèles : anniversaire, les sentiers de Tiny, la plage et «Minute to Win It» qui est une version d’un jeu télévisé populaire.

L’équipe

L’équipe habituelle de quatorze employés est réduite à sept. À la barre de la programmation, Laura Condren explique avec fierté que chaque trousse offrira une activité en français. On est conscient de la proportion importante de la clientèle francophone et francophile.

Pour suivre de près l’activité estivale, il faut se brancher à l’Instagram du département (@tinyrecreation). L’inscription et les paiements se font sur le portail du canton de Tiny. Pour renseignements ou arrangement particulier : jjosiah@tiny.ca ou appeler le 705-526-4204 poste 288.

Quatre générations de St-Amant et ça continue

Sue et Kevin St-Amant, frère et sœur de la 4e génération en affaires!

Joëlle Roy

Les St-Amant figurent parmi les nombreuses familles arrivées du Bas-Canada pour élire domicile dans la région au cours du 19e siècle. L’ancêtre Étienne a commencé le commerce familial au même endroit que l’on peut le retrouver aujourd’hui, au 39 de la rue Robert ouest à Penetanguishene. H. S. St-Amants and Sons Inc, quatre générations plus tard, continue de desservir la communauté et de s’impliquer au sein de cette dernière.

D’abord, l’appellation «et fils» est utilisée dans un sens large puisqu’une fille en fait partie significativement. En plus de Sue, il y a aussi un premier cousin dans l’équation : Joe. Donc, la génération actuelle qui gère et participe à la compagnie comprend, en plus de Joe et Sue, Marty, Kevin, Keith et Marc. Certains se souviendront de la génération précédente composée de Ossie, Gerard, Bernard et Laurence.

Le 39 de la rue Robert a vu plus de cent ans de transformation communautaire et technologique. Les années 90 représentent la décennie la plus marquante au niveau des changements dans l’industrie. Tout le secteur électronique a changé drastiquement ce qui a provoqué un changement dans à peu près tous les types d’équipements.

À quoi associez-vous le commerce des St-Amant?

Au système de chauffage? D’aération? À la rénovation de cuisine ou salle de bain? En fait, c’est tout cela et plus encore. C’est une compagnie extrêmement diversifiée. Selon Sue, c’est la seule façon de survivre en affaire pour demeurer compétitif. Cette façon de voir les affaires était partagée par la génération précédente qui vendait des appareils électro-ménagers de 1940 à 1999.

Depuis, les contrats industriels et commerciaux prédominent dans l’activité des St-Amant. Par exemple, ils desservent des conseils scolaires. Au moment de l’entrevue, une équipe travaille à l’installation d’un système d’aération dans une école. Dix-huit employés sont revenus au travail depuis la pause de confinement; quatre de moins que le plein emploi.

Que ce soit pour refaire une cuisine, une salle de bain, pour le traitement de votre eau, changer de fournaise, de climatisation ou pour vous gâter avec un jacuzzi, la devise des St-Amant est de vous servir à vie. Genre : l’essayer c’est l’adopter. Et avec la variété de produits et services qu’ils offrent, il y a plusieurs raisons pour lesquelles vous pourriez appeler les St-Amant.

L’autre devise qui les motive c’est de redonner à cette communauté qui les emploie de façon constante, tout comme leurs parents Annette (Moreau) et Ossie St-Amant qui sont parmi les fondateurs du club de curling de Penetanguishene. On retrouve le nom St-Amant associé aux donateurs de l’hôpital de Midland. Sue participe à la banque alimentaire St-Vincent de Paul et au conseil administratif du Sanctuaire des Saints-Martyrs-Canadiens, Brian est impliqué avec les scouts, Marc et Keith s’impliquent dans l’organisation du hockey. Ceci n’est qu’une image partielle de leur dévouement et leur implication communautaire.

On peut compter sur une continuation puisque la cinquième génération est déjà impliquée quotidiennement dans la besogne du H.S. St-Amant and Sons Inc. Le fils de Joe, Bryan et les deux fils de Kevin, Austin et Colin sont sur le terrain. On est donc entre bonnes mains pour plusieurs décennies. Au risque de se répéter : Ça va bien aller!

Journée annuelle de plaisir en famille

Valérie Robitaille, sa mère Élise, sa soeur Nadine et ses enfants Isadora et Robert sont en compagnie de Dino Panagrazzi lors de la journée familiale à Wyevale qui s’est déroulée le 24 août dernier.

On lève le drapeau de la Fierté

Plusieurs personnes se sont réunies au bureau municipal du Canton de Tiny pour hisser le drapeau de la fierté gaie (à gauche). Le drapeau de la communauté trans (à droite) a aussi été présenté. L’événement s’est déroulé le 30 juillet dernier.

Camping Lafontaine déjà 35 ans!

Victor Moreau pose ici avec l’édition du Goût de vivre du 16 août 1984, traitant de l’ouverture officielle de Camping Lafontaine. Trente-cinq ans plus tard, Victor revient sur ce projet et Lafontaine en Action, qui ont grandement meublé sa vie.

Maxime Pronovost

L’ouverture du camping de Lafontaine s’est déroulée il y a 35 ans, le 15 août 1984. Pour se remémorer à la fois Lafontaine en action et le camping, nous avons rencontré Victor Moreau.

Victor Moreau nous racontait comment l’idée d’ouvrir un centre de ski de fond lui est venue: « […] j’ai travaillé avec Katimavik pas loin d’Ottawa, un jour, on a eu du temps de libre et on a fait du ski de fond […] Dans le p’tit groupe, on a eu un fun épouvantable. C’était remarquable et on a tous adoré et accroché. Je suis revenu à la maison avec cette idée là: À Lafontaine on va faire du ski de fond ».

Une fois de retour dans la région, il fallait démarrer le tout, il fallait skier dans les champs de Lafontaine: « On a commencé avec le ski dans ma cour. On faisait des pistes directement en tappant la neige en ski, ça partait de la concession 16 jusqu’à dépasser Silverbirch. À un moment c’était trop long, on faisait les pistes au ski-doo. On en a travaillé une shot! Quand on a amené la business chez nous, on a quadruplé le chiffre d’affaires ».

C’est en 1980 que le chalet de ski a été construit dans sa cour, où la propriété voisine a finalement été achetée par Victor: « On a acheté le terrain du voisin. On a transporté le chalet, à son emplacement actuel. À l’époque, André Maurice, qui était soudeur, a mis deux poutres en dessous du chalet, on l’a sorti de là pis on l’a déménagé, André y en parle souvent, ça a été ben du fun ».

Selon M. Moreau, les années 1983, 1984 et 1985 ont été le sommet de la popularité de Lafontaine en action: « Les gens venaient de partout pour faire du ski. Dans le pic, 5 autobus de Toronto bien pleins venaient faire du ski chez nous. Dans ce temps-là y avait d’la neige. Les gens allaient plus loin que ce qu’ils étaient capables de skier, ils partaient et ne revenaient pas toujours, on devait demander aux gars avec leurs ski-doo d’aller chercher les gens ».

Victor Moreau se rappelle des années fastes où la neige ne manquait pas: « Y a une année, on a emprunté un ski-doo et on tappait les pistes, j’suis tombé à côté de la piste et on avait de la neige au nombril, disons que les choses ont changé ».

Création du camping

Une fois le ski de fond bien en place à Lafontaine en action, on faisait assez d’argent pour survivre, il fallait penser à l’été et à faire de l’argent à l’année.

C’est en 1983 qu’a commencé la construction du terrain de camping, Victor nous rappelle qu’à l’époque, Lafontaine en action était enregistrée comme entreprise à but non lucratif au moment d’appliquer pour l’emploi pour le gérer: « Le camping s’en venait assez bien et j’ai appliqué pour le poste de gestion, quand on a ouvert les portes en 84, on avait pas d’électricité au camping, on avait juste l’électricité au chalet de ski ». Victor Moreau ajoutait: « Les premiers qui sont venus à l’ouverture revenaient année après année ».

Une tâche colossale

Victor Moreau mentionnait la vocation et le dépassement des employés quant au camping: « Il y a mille et une choses que les employés ont fait pour le camping afin de pouvoir être rentable, on a fait des billots dans le bois, on les a sciés au moulin, on a construit les tables de picnic, ça prenait 150 tables en bois, à chaque place de camping, les numéros de terrain, y a eu 20 employés pour construire le terrain.

À cet effet, Victor ajoutait qu’il y eut beaucoup d’espoir quant à la venue du pape en 1984: « […] quand le pape est venu, on avait 150 sites de camping, on en construisait d’autres pour des tentes, peut-être 25 sites additionnels, et finalement, quand le pape est arrivé on a eu 4 campeurs au total ».

Endettement et achat

« En 1993, le camping était endetté, j’ai parlé au gouvernement du rachat possible, j’ai finalement racheté le camping avec un plan de relève qui a été accepté par le gouvernement provincial. On a finalement vendu le camping Lafontaine ».

En pleine nature

Victor se remémore la qualité et la varitété de la flore autour du camping: « La qualité de la nature était parfaite, c’était varié, y avait toutes sortes de terrains. À certains endroits c’était une plantation, ailleurs c’était sablonneux, on avait aussi un marécage. Il faut savoir que le terrain a été construit sur une vieille plantation d’arbres de noël, c’était de la terre très pauvre, c’était sablonneux et c’était parfait pour un camping ».

Nous avons demandé à Victor de nous parler de ses plus beaux souvenirs: « J’me levais à 7h le matin, je prenais un café avec les chums au Esso, à 8h je revenais et j’ouvrais le bureau. Y avait un p’tit polonais qui venait, il me suivait partout, à 9h il dormait sur le sofa dans le bureau. Les activités avec les enfants, les promenades en tracteur avec le wagon, c’était le bon temps. Les amitiés qu’on développait, les tâches au quotidien, c’était marquant ». Victor nous montrait fièrement une caricature, qui lui a été offerte en cadeau, une mise en scène où on le voit devant son tracteur, avec les enfants sur le wagon à l’arrière.

Victor nous racontait ceci à propos des activités: « […] c’était un endroit parfait pour la famille, les parents avaient la paix, on faisait un bingo pour les enfants au chalet de ski les samedi et dimanche au début. Au fur et à mesure, on employait 3 personnes dans la programmation, pour des activités. On attirait des parents en disant que les enfants étaient occupés, ils viendront pas vous déranger. »

Fermer les livres

L’expression veut que toute bonne chose ait une fin. Nous avons demandé à Victor de nous dire quelques mots sur les derniers temps au ski et au camping: « On a fermé le ski en 2001, c’était terminé, y avait pu d’hiver, les groupes qui venaient en autobus appelaient la veille et on avait juste 6 pouces de neige, c’était pas possible de faire des plans ». Disait Victor sur la réalité de plus en plus difficile en période hivernale. En été: « On a vendu le terrain en 2003. On a travaillé fort. C’était 16 heures de travail par jour, tous les jours. C’est une histoire de famille, tout le monde travaillait au camping. On prenait juste 4 ou 5 jours de repos durant l’été ».

Victor Moreau terminait l’entrevue en jetant un regard soutenu à sa caricature posée près de lui en disant: «Ça été ben du fun ».